
La première canicule de la saison était déjà inédite par sa précocité, avec des températures jamais relevées pour un mois de mai. Trois vagues de chaleur plus tard, en juin, juillet et août, septembre connaît à son tour des températures très élevées. Dès ce vendredi, plusieurs départements seront placés en vigilance orange canicule et, localement, le mercure pourrait connaître des valeurs inédites.
«L’été météorologique» (du 1er juin au 31 août) est définitivement historique : le plus chaud jamais mesuré, selon Météo-France. En moyenne, il a fait 24 degrés Celsius (°C) chaque jour (nuits comprises) durant la saison. C’est 3,6°C au-dessus des normales. 2026 détrône donc l’été 2003, qui était 2,7°C au-dessus des moyennes saisonnières, et 2022 (2,3°C au-dessus des normales).
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«Plus le réchauffement s’accélère, plus les vagues de chaleur augmentent en intensité et s’étalent dans le temps, cette année illustre bien ce phénomène», constate Virginie Scharz, présidente-directrice générale de Météo-France.

2026 a été marquée par la vague de chaleur la plus intense, avec des records de températures minimales et maximales au mois de juin, et par la quasi plus longue, au mois d’août (juste derrière celle de 1983). «Nous avons connu un nombre de jours en vagues de chaleur totalement inédit cet été», rappelle Virginie Scharz. 53, au total, durant la saison (presque un jour sur deux pendant cette période), loin devant l’été 2022 et ses 33 jours. «Cet été aurait été quasiment impossible sans le changement climatique», souligne la PDG de Météo-France. La saison a été en moyenne plus chaude de 5°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 2,4°C sont directement imputables au changement climatique, selon l’établissement public.

Cet été, 90% du territoire hexagonal, y compris dans la moitié nord, a connu voire dépassé les 35°C. Les zones qui ont culminé à 40°C et plus représentent 40% de l’Hexagone. «Ce ne sont plus des chaleurs qui ont lieu dans des endroits très spécifiques», souligne Virginie Scharz. Le mercredi 24 juin a été la journée la plus chaude jamais mesurée sur le territoire hexagonal, avec 30°C en moyenne (nuit comprise).
Outre les températures extrêmes, l’été 2026 a aussi été le deuxième moins pluvieux derrière 1959. Résultat : la sécheresse s’est généralisée à l’ensemble de la France hexagonale dès le mois de juin. Quant au mois d’août, il a été «la période la plus sèche de tous les temps», indique Virginie Scharz. La directrice de Météo-France a tenu à rappeler que «cet été serait ordinaire dans un monde à +4°C» de réchauffement climatique global.










