
L’été caniculaire ne se fera pas oublier de sitôt. La rentrée et les orages de ces dernières semaines nous avaient presque convaincu·es que l’automne pointait le bout de son nez. C’était sans compter le retour de très hautes températures à partir de ce jeudi. Le mercure devrait monter aux alentours des 30 degrés Celsius (°C) en Île-de-France et dépasser les 35°C, voire 38°C localement dans le sud, de l’Occitanie à la vallée du Rhône. Les valeurs précises restent à déterminer mais elles «pourraient atteindre des niveaux jamais enregistrés pour un mois de septembre», indique à Vert François Gourand, prévisionniste à Météo-France.
Ce mardi débutait l’automne météorologique mais, «avec le réchauffement climatique, l’été s’allonge et déborde de sa saison traditionnelle», explique-t-il encore. Cette situation ne surprend donc pas l’expert, qui rappelle que «ces épisodes de chaleur tardifs sont plus fréquents et plus intenses, c’est un des effets attendus du dérèglement».
Cet article est en accès libre.
C’est un engagement fort de notre équipe, pour permettre à tout le monde de s’informer gratuitement sur l’urgence écologique et de faire des choix éclairés. Si vous le pouvez, faites un don pour soutenir notre travail dans la durée et garantir notre indépendance.
En septembre 2023, pour la première fois, la vigilance orange pour risque de canicule avait été déclenchée à la fin de l’été. Un scénario que Météo-France envisage dans certains départements du sud de l’Hexagone pour ce week-end.
Il est encore tôt pour savoir si l’épisode de chaleur se terminera samedi, dimanche ou en début de semaine prochaine. Une chose est sûre : «Les anomalies de températures seront très marquées», selon François Gourant. Avec les journées qui raccourcissent, les nuits plus longues favoriseront tout de même une baisse du mercure après le coucher du soleil.

Le nord de l’Hexagone devrait être moins concerné par les fortes chaleurs. Dans la Manche, le thermomètre restera autour des 22 ou 25°C. Or, pour déclarer une vague de chaleur, la moyenne des températures sur tout le territoire hexagonal doit être supérieure ou égale à 25,3°C pendant un jour. Elle doit aussi être supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours (nuits comprises). Une vague de chaleur n’est donc pas le scénario le plus probable, selon Météo-France, même si elle n’est pas à exclure à ce stade.
L’année 2026 a été marquée par une succession de trois vagues de chaleur cet été, après une canicule historique au mois de mai. Dans un premier bilan provisoire, Santé publique France relevait que ces températures inédites avaient provoqué 7 300 morts en excès.










