«On pourrait atteindre des niveaux jamais enregistrés pour un mois de septembre» : les fortes chaleurs de retour en fin de semaine

Pas ma tasse d’été.
On croyait l’été caniculaire derrière nous, mais les fortes températures sont de retour sur le territoire hexagonal en cette fin de semaine. Le réchauffement climatique intensifie et multiplie ces épisodes de chaleur tardifs.
Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 15 août 2026. L’été brûlant joue les prolongations. © Muhammed Said Tako/Anadolu via AFP

L’été caniculaire ne se fera pas oublier de sitôt. La rentrée et les orages de ces dernières semaines nous avaient presque convaincu·es que l’automne pointait le bout de son nez. C’était sans compter le retour de très hautes températures à partir de ce jeudi. Le mercure devrait monter aux alentours des 30 degrés Celsius (°C) en Île-de-France et dépasser les 35°C, voire 38°C localement dans le sud, de l’Occitanie à la vallée du Rhône. Les valeurs précises restent à déterminer mais elles «pourraient atteindre des niveaux jamais enregistrés pour un mois de septembre», indique à Vert François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

Ce mardi débutait l’automne météorologique mais, «avec le réchauffement climatique, l’été s’allonge et déborde de sa saison traditionnelle», explique-t-il encore. Cette situation ne surprend donc pas l’expert, qui rappelle que «ces épisodes de chaleur tardifs sont plus fréquents et plus intenses, c’est un des effets attendus du dérèglement».

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En septembre 2023, pour la première fois, la vigilance orange pour risque de canicule avait été déclenchée à la fin de l’été. Un scénario que Météo-France envisage dans certains départements du sud de l’Hexagone pour ce week-end.

Il est encore tôt pour savoir si l’épisode de chaleur se terminera samedi, dimanche ou en début de semaine prochaine. Une chose est sûre : «Les anomalies de températures seront très marquées», selon François Gourant. Avec les journées qui raccourcissent, les nuits plus longues favoriseront tout de même une baisse du mercure après le coucher du soleil.

Le nord de l’Hexagone devrait être moins concerné par les fortes chaleurs. Dans la Manche, le thermomètre restera autour des 22 ou 25°C. Or, pour déclarer une vague de chaleur, la moyenne des températures sur tout le territoire hexagonal doit être supérieure ou égale à 25,3°C pendant un jour. Elle doit aussi être supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours (nuits comprises). Une vague de chaleur n’est donc pas le scénario le plus probable, selon Météo-France, même si elle n’est pas à exclure à ce stade.

L’année 2026 a été marquée par une succession de trois vagues de chaleur cet été, après une canicule historique au mois de mai. Dans un premier bilan provisoire, Santé publique France relevait que ces températures inédites avaient provoqué 7 300 morts en excès.

D’une canicule à l’autre, nous oublions collectivement ce que nous avons subi. Une amnésie qui conduit beaucoup d’entre nous à élire celles et ceux qui aggravent la crise climatique.

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