Chères toutes et chers tous,
🗞️ C’est l’article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : «Canicules relativisées et débats sur la climatisation : 452 cas de mésinformation climatique à la télé et à la radio entre janvier et juin». (Re)lisez-le en cliquant juste ici.
Avant la présidentielle, ces citoyens tirés au sort veulent faire de l’écologie un axe fort.

«Nous nous sommes auto-saisis» : l’Assemblée citoyenne de Jean-Marc Jancovici est lancée et compte peser sur la présidentielle
Commun espoir. 156 citoyen·nes tiré·es au sort se sont retrouvé·es à Paris les 19 et 20 septembre pour la première session de l’assemblée citoyenne lancée par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici. Leur mission d’ici février ? Résoudre des dilemmes concrets de notre société face au changement climatique et tenter d’imposer leurs préconisations aux politiques.
Elles et ils sont 156 à avoir répondu présent·e, ce samedi, pour le lancement d’«Un commun accord», l’assemblée citoyenne initiée par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici. 156 citoyen·nes tiré·es au sort pour tenter de dénouer quelques-uns des grands blocages climatiques, économiques ou énergétiques de notre société. 156 citoyen·nes composant une sorte de «mini-France», selon les critères d’âge, de genre, de catégories sociales, de niveau d’études ou d’origine géographique. Le plus jeune a 17 ans ; le plus éloigné vient de… Nouvelle-Calédonie ! Tous leurs frais sont pris en charge et chacun·e bénéficie d’un défraiement de 102,16 euros par jour. Coût de l’opération : 3 millions d’euros.

La motivation des tiré·es au sort, choisi·es parmi une liste téléphonique de 200 000 noms, semble très forte. Seules quelques mains se lèvent lorsque Sophie Guillain, directrice générale du cabinet spécialisé en concertation Res Publica, demande si certain·es hésitent à revenir le lendemain. «J’ai accepté de participer parce que je crois à la démocratie, nous confie Dominique (dans l’assemblée, personne ne donne son nom, c’est l’une des règles), 75 ans, lors d’une pause.
Réuni·es dans le grand amphithéâtre du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), au centre de Paris, les citoyen·nes écoutent sagement les organisateur·ices. Leur mandat ? Répondre à cette question centrale : «Au 21ème siècle, pouvons-nous encore espérer tout avoir ?»
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· Malgré un repli de 20% par rapport à 2023, les subventions accordées aux énergies fossiles dans l’Union européenne représentaient encore 97 milliards d’euros en 2024, selon un rapport de la Commission européenne publié jeudi. La même année, les aides en faveur des énergies renouvelables s’élevaient à 76 milliards d’euros – un chiffre en hausse de 39% par rapport à 2023, mais inférieur à la moyenne 2015-2019 (87 milliards d’euros).
· L’administration Trump a illégalement mis fin à un programme destiné à rendre l’énergie solaire accessible à plus de 900 000 Étasunien·nes à faibles revenus, a statué un tribunal fédéral vendredi. L’Agence de protection de l’environnement (EPA), sous la tutelle de Donald Trump, «ne peut pas effacer un programme de 7 milliards de dollars [environ 6,1 milliard d’euros, NDLR] que le Congrès a créé et financé», plaidait un avocat des plaignant·es, dont l’argument a été entendu. L’EPA pourrait faire appel.
· La Communauté d’agglomération du Pays basque (CAPB) et le distributeur d’eau Suez ont été mis en examen il y a plusieurs semaines pour rejets illicites de centaines de milliers de mètres cubes d’eaux usées non traitées dans l’océan, a révélé Sud Ouest dimanche. Les six stations d’épuration visées se situent à Biarritz, Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz, Urrugne et Hendaye. L’enquête, encore en cours, a déjà permis d’établir un lien entre ces rejets et de multiples fermetures de plages ces dernières années.


«On a peur de ne plus avoir la même Camargue» : à Arles, 2 500 personnes réunies contre le projet de ligne à très haute tension
Tension à la marche. Samedi, environ 2 500 personnes se sont réunies au théâtre antique d’Arles (Bouches-du-Rhône) pour s’opposer à un projet de ligne à très haute tension qui traverse des milieux naturels protégés. Le tracé empiète sur le parc naturel de Camargue, le domaine AOC des vignobles des Costières de Nîmes et le site Natura 2000 de la plaine de la Crau. «On a peur de ne plus avoir la même Camargue», s’alarme Aurélie (elle n’a pas donné son nom), qui manifeste pour la première fois contre le projet avec quelques ami·es. Le mouvement affiche une unité assez rare entre associations écologistes et milieu agricole. «Le pouvoir macroniste aura au moins eu le mérite de nous unir», se réjouit Clément Lajoux, porte-parole des organisations professionnelles agricoles des Bouches-du-Rhône.
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«Le RN n’aime pas l’écologie» : à Carpentras, le maire d’extrême droite met France nature environnement à la porte
Carpentras la casquette. C’est par un courrier reçu le 1er septembre que l’antenne vauclusienne de France nature environnement (FNE 84) a appris qu’elle perdait les locaux que la mairie mettait à sa disposition depuis plus de quinze ans. Le maire (Rassemblement national) Hervé de Lépinau se dit «conscient de l’intérêt de [la présence de FNE 84] sur le territoire de Carpentras», mais plus en capacité de louer des locaux au bénéfice d’associations. «C’est irréaliste», réagit auprès de Vert la présidente bénévole de l’antenne, Claude Ranocchi. Elle n’est pas étonnée : «On sait très bien que le RN n’aime pas l’écologie, ce n’est pas un scoop», poursuit-elle. Mais les inquiétudes sont grandes pour la suite : «On perd notre local, mais on perd aussi des financements. L’État ne finance plus, et les collectivités locales sont obligées de donner des coups de ciseaux par ricochet.» D’ici au 31 décembre, il lui faudra quitter son bureau. Contactée, la mairie de Carpentras n’a pas répondu à nos sollicitations.
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Création d’un parc naturel dans les Pyrénées, découverte d’une nouvelle espèce de félin : les bonnes nouvelles de la semaine
Travaux pas la peine. Un projet de méga data center suspendu pour protéger l’environnement, le concessionnaire de l’autoroute A69 condamné pour des travaux hors du périmètre autorisé… et trois autres infos réjouissantes dénichées par Gaëtan Gabriele cette semaine.

+ Cécilia Brès, Gaëtan Gabriele, Esteban Grépinet, Samy Hage, Zoé Moreau, Antoine Poncet et Jacques Trentesaux ont contribué à ce numéro.







