Édition du 23 octobre 2026

Chalute finale

Chères toutes et chers tous,

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À vos votes !

🛜 Foutage de Google

✊ Ça va barder, là

🥀  Octobre morose

🦔 Porc épique


Au large du Mont-Saint-Michel, fini les chalutiers géants à la pelle.



«Une immense victoire pour la pêche artisanale» : le gouvernement va interdire les chalutiers géants de la bande côtière dans l’est de la Manche

Planche de chalut. Sous la pression du monde de la pêche et des associations écologistes, le ministère de la mer a annoncé ce jeudi lancer une consultation auprès des États membres de l’UE pour exclure les plus gros bateaux de pêche de cette zone. La mesure pourrait entrer en vigueur début 2027.

C’est une grande première dans le monde de la pêche. La ministre de la mer, Catherine Chabaud, a annoncé ce jeudi engager une procédure pour exclure les navires de plus de 25 mètres de la bande côtière (les eaux territoriales, qui correspondent aux 22 premiers kilomètres depuis la côte), dans l’est de la Manche, du mont Saint-Michel à la frontière belge.

Le «Scombrus» fait partie de ces navires qui ne pourront plus déployer leurs filets dans la bande côtière de la Manche-Est. © Fred Tanneau/AFP

Dans le détail, la France engage une consultation de deux mois auprès de la Commission européenne et des États membres de l’Union européenne concernés – comme le prévoit le droit européen. Selon les retours apportés par ces derniers, l’entrée en vigueur de cette mesure d’interdiction est prévue pour «début 2027», selon l’entourage de la ministre.

L’exclusion des bateaux de pêche de plus de 25 mètres de la bande côtière est une demande récurrente de la profession. Début septembre, la commission Manche-mer du Nord du Comité national des pêches – l’organisme représentatif du secteur – avait voté par dix voix contre six (et cinq abstentions) en faveur de cette mesure.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Esteban Grépinet.

 


· Ce vendredi, le ministère de l’agriculture danois a annoncé interdire définitivement l’élevage de visons. À l’échelle européenne, l’exploitation de ce mammifère doit être prohibée en août 2027. Le vison est réputé pour sa fourrure, utilisée dans le secteur de la mode de luxe. Jusqu’alors, le Danemark était le premier exportateur mondial de peaux de visons.

Le Danemark est le premier exportateur de peaux de visons dans le monde. © Animalia

· Jeudi, le conseil d’administration du Fonds pour les pertes et dommages dus au climat, mis en place lors de la COP27 en 2022, a annoncé allouer 20 millions de dollars (environ 18 millions d’euros) en urgence au Népal. Cette somme doit permettre au pays de se remettre de la crue dévastatrice du mois d’août. L’aide représente moins de 0,5% du coût estimé par le gouvernement népalais pour la reconstruction, chiffré à 4,78 milliards de dollars (4,27 milliards d’euros).

· Selon une étude de l’UICN publiée jeudi, 96% des écosystèmes des récifs coralliens pourraient s’effondrer d’ici 2075. L’Union internationale pour la conservation de la nature les a classés «en danger critique», la catégorie la plus élevée avant «l’extinction». Le réchauffement des océans, la pollution et la surpêche menacent ces écosystèmes essentiels à 25% des espèces marines. – Notre article

Entre 2024 et 2025, 84% des récifs coralliens ont été victimes de blanchissement. Ici au sud-ouest de la Papouasie, dans l’archipel de Raja Ampat. © Auriga Nusantara/AFP

· Les canicules estivales ont provoqué plus de 50 000 décès en excès en Europe, selon une étude britannique publiée ce vendredi. Deux tiers des morts sont attribuables au changement climatique. Ce nouveau bilan fait de l’été 2026 le plus meurtrier pour les villes européennes.


Google paie les citoyens américains pour réduire leur consommation d’électricité… afin de faire tourner ses data centers

Google de l’emploi. Google rémunère les foyers et entreprises étatsuniens pour les encourager à consommer moins d’électricité, a dévoilé le New York Times. L’objectif : laisser plus d’énergie… pour ses data centers. Le géant technologique s’est associé à l’entreprise Voltus, spécialisée dans la gestion des ressources énergétiques, dans 14 États du pays. La consommation des particuliers est surveillée pour équilibrer l’offre et la demande, notamment à mesure que les besoins de l’intelligence artificielle augmentent. Les ménages peuvent réduire temporairement la climatisation ou encore retarder la recharge d’un véhicule électrique. En échange, ils reçoivent des incitations financières. Cela peut passer par des économies sur les factures électriques ou par des paiements en espèces.

 


Élection présidentielle au Brésil : Flávio Bolsonaro, un climatosceptique aux portes du pouvoir

Brésil de la tentation. Dimanche, Flávio Bolsonaro affrontera le sortant Lula au second tour de la présidentielle brésilienne, qui s’annonce serré. Le fils de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, avait créé la surprise en se hissant en tête du premier tour, le 4 octobre. Dans son programme, point de mention du changement climatique. «Il y a des périodes cycliques où il fait plus chaud, des périodes où il fait plus froid. Et je ne pense pas que cela soit directement lié uniquement à l’influence de l’être humain», avait-il même développé lors d’une interview à la chaîne Globo. En outre, son accession au pouvoir menacerait l’Amazonie et les peuples autochtones. En tant que sénateur, «tout ce qu’il a voté va dans le sens d’une augmentation de la déforestation», appuie Márcio Astrini, secrétaire exécutif de l’Observatoire du climat brésilien.

👉 Cliquez ici pour découvrir l’intégralité de ce portrait de Flávio Bolsonaro, signé de notre correspondante à Rio de Janeiro, Anaïs Richard.

São Paulo, le 18 octobre 2026. Flávio Bolsonaro lors d’un débat avec Lula dans l’entre-deux-tours. © Tuane Fernandes/NurPhoto  


La statue d’un gouverneur américain fond au soleil pour dénoncer le déni climatique des politiques

Ça fond la forme. Dans la ville de Tallahassee, en Floride, une statue grandeur nature du gouverneur républicain Ron DeSantis a été érigée le 13 octobre pour dénoncer ses positions sur le changement climatique. Baptisée «Denial» (déni), la sculpture est fabriquée en gallium, un métal qui fond à une température de 29,8 degrés Celsius (°C). En temps réel, elle se dégrade, sous les yeux du public.

© Uncommon Creative Studio

+  Rémy Calland, Louise Deshautels, Antoine Poncet et Anaïs Richard ont contribué à ce numéro.