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Le moustique-tigre devrait se répandre dans la quasi-totalité de la France hexagonale (à l’exception des zones montagneuses) d’ici cinquante ans, estime une étude scientifique parue lundi dans la revue Global change biology. Selon cette modélisation, l’aire de répartition et la période d’activité de cet insecte piqueur sont amenées à s’étendre sous l’effet, principalement, du changement climatique. Arrivé en 2004 dans l’Hexagone, le moustique-tigre transmet plusieurs virus à l’humain : dans le scénario le plus pessimiste, le risque de propagation de la dengue pourrait concerner entre 71 et 95% du territoire d’ici 2085, avec une vulnérabilité plus forte dans les zones périurbaines et rurales.

Au Texas, Amazon construit une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d’émissions de gaz à effets de serre des États-Unis. Son but ? Alimenter en électricité trois centres de données à partir de 2027 pour répondre au développement de l’intelligence artificielle. Le géant américain de la technologie a confirmé son ambition vendredi dernier, se vantant de ne pas dépendre du réseau électrique local pour ses datacenters, et d’utiliser de l’eau non potable pour les refroidir. Le projet, baptisé GW Ranch, a obtenu en janvier l’autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effets de serre par an. C’est le double des rejets de l’actuel site le plus émetteur du pays, la centrale à charbon James H. Miller Jr., située à Quinton (Alabama). Sans compter les fuites de méthane, qui a un pouvoir de réchauffement plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone au cours des 20 premières années passées dans l’atmosphère, et près de 28 fois à l’échelle d’un siècle.
63% des nappes phréatiques du territoire hexagonal sont sous les normales de saisons, a alerté le Bureau des ressources géologiques et minières (BRGM) ce lundi. Sous l’effet de la sécheresse en cours, leur niveau d’eau continue de diminuer et 94% sont actuellement en baisse. Le déficit de pluies, les prélèvements d’eau et les températures élevées détériorent la situation, bien plus dégradée qu’au début du mois d’août 2025.

L’Europe de l’ouest n’a jamais connu des températures aussi chaudes pour un début d’été, a annoncé ce lundi l’observatoire européen du changement climatique Copernicus. Les sols connaissent des niveaux d’humidité exceptionnellement bas, «un exemple clair de la façon dont le changement climatique intensifie les extrêmes thermiques, la chaleur et la sécheresse se renforçant mutuellement», selon Samantha Burgess, une responsable de Copernicus. De même pour les océans qui, dans le monde entier, ont atteint des niveaux de chaleur inédits pour le mois de juillet.

La déforestation de l’Amazonie a atteint son plus bas niveau en dix ans, a révélé vendredi l’Institut de recherches spatiales (Inpe) du Brésil. Un résultat de la politique du président Lula pour la protéger, entre surveillance satellite accrue et diminution du crédit rural pour rendre le déboisement moins rentable. La forêt amazonienne continue malgré tout de perdre de larges portions de son territoire, et la déforestation se poursuit aussi dans le Cerrado, la savane au sud de l’écosystème.
Ce lundi, Météo-France a placé 22 départements en vigilance orange canicule, notamment dans le centre et le sud-est de l’Hexagone. Un pic de chaleur est prévu mercredi et le mercure devrait monter jusqu’à 39 degrés Celsius (°C) dans le Sud, voire atteindre plus de 40°C localement. Ces conditions météorologiques continuent d’alimenter la sécheresse historique que connaît la France.

Les incendies de juillet ont provoqué des rejets de dioxyde de carbone (CO2) records en France pour cette période de l’année – 3,9 millions de tonnes – a estimé le Service européen de surveillance de l’atmosphère de Copernicus lundi 3 août dernier. C’est bien plus qu’en 2003 ou en 2022, années marquées par des brasiers conséquents. Dans le Var et la Drôme ainsi qu’en Lozère les pompiers luttent toujours contre les feux dans des conditions météos peu favorables à leurs interventions, tandis que celui de l’Aude a été fixé.
