Au Texas, Amazon construit une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d’émissions de gaz à effets de serre des États-Unis. Son but ? Alimenter en électricité trois centres de données à partir de 2027 pour répondre au développement de l’intelligence artificielle. Le géant américain de la technologie a confirmé son ambition vendredi dernier, se vantant de ne pas dépendre du réseau électrique local pour ses datacenters, et d’utiliser de l’eau non potable pour les refroidir. Le projet, baptisé GW Ranch, a obtenu en janvier l’autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effets de serre par an. C’est le double des rejets de l’actuel site le plus émetteur du pays, la centrale à charbon James H. Miller Jr., située à Quinton (Alabama). Sans compter les fuites de méthane, qui a un pouvoir de réchauffement plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone au cours des 20 premières années passées dans l’atmosphère, et près de 28 fois à l’échelle d’un siècle.








