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Résultats des élections municipales 2026 : les Écologistes conservent Lyon et Grenoble, mais perdent Strasbourg, Bordeaux et Besançon

Plafond de vert. Six ans après la «vague verte», de nombreux maires écologistes ont été battus au deuxième des élections municipales 2026 : Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Annecy, Poitiers… Le parti sauve tout de même les meubles à Lyon, Grenoble et Tours.
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Les élections municipales de 2020 étaient celles de la «vague verte» : Les Écologistes – qui s’appelaient à l’époque Europe-Écologie-Les Verts (EELV) – avaient remporté plusieurs villes comme Lyon (Rhône), Bordeaux (Gironde), Strasbourg (Bas-Rhin), Poitiers (Vienne), Besançon (Doubs), Annecy (Haute-Savoie) ou encore Colombes (Hauts-de-Seine). Par endroits, cela faisait suite à des années de gouvernance par la droite. Six ans plus tard, où en est-on du côté des écolos ? Tour d’horizon des premiers résultats.

Lyon, Marseille, Tours : les écologistes se maintiennent

À Lyon (Rhône), selon les estimations Ipsos, le maire sortant Les Écologistes Grégory Doucet (50,4%) devance d’une courte tête l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas (divers droite, 49,6%) – ce dernier a annoncé déposer un recours. Les deux hommes s’affrontaient en duel pour ce deuxième tour : Grégory Doucet et la candidate La France insoumise (LFI), Anaïs Belouassa-Cherifi, avaient annoncé une alliance en vue du second tour. La candidate était arrivée troisième de premier tour avec 10,4% des voix. Les Écologistes ont en revanche perdu la métropole de Lyon face à la droite, ce qui pourrait compliquer leur tâche sous cette nouvelle mandature.

À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a confirmé sa «remontada» contre l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. © Matthieu Delaty/Hans Lucas via AFP

À Marseille, selon des résultats provisoires, le candidat de l’union de la gauche Benoît Payan l’emporte largement avec 53% des voix, devant le candidat du Rassemblement national (RN) Franck Allisio (41,5%). La liste soutenue par les Écologistes aurait donc progressé de plus de 13 points par rapport aux élections municipales de 2020. À l’époque, la liste conduite par Michèle Rubirola avait rassemblé 39,9% des suffrages – l’écologiste avait démissionné cinq mois après son élection pour des raisons de santé, laissant la place à son premier adjoint Benoît Payan.

À Tours (Indre-et-Loire), selon des estimations de l’Ifop, le maire écologiste sortant Emmanuel Denis arrive largement en tête avec 73,26% et progresse de plus de 18 points par rapport à 2020. Il balaie Christophe Bouchet et sa liste de l’union de la droite et du centre (19,79%) et Aleksandar Nikolic, le candidat du Rassemblement national, arrivé troisième avec 6,95% des voix.

Grenoble avait été la première ville au-dessus de 100 000 habitant·es gagnée par les Écologistes en 2014. Selon les premières estimations, la candidate Laurence Ruffin (soutenue par Les Écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste) arrive en tête avec 53,71% des voix, devant l’ancien maire de la ville Alain Carignon (Les Républicains, 46,29%), condamné pour corruption en 1996.

Les Écologistes perdent Strasbourg, Bordeaux et Besançon

À Besançon (Doubs), la maire écologiste sortante, Anne Vignot, a été battue. Elle s’était alliée avec LFI pour le deuxième tour. Selon des premières estimations d’Ipsos, leur alliance n’aura pas suffit à remonter le retard du premier tour : le candidat Les Républicains, Ludovic Fagaut, fait basculer la ville à droite avec 53,1% des voix.

Selon des estimations d’Ipsos, l’ancienne maire socialiste (entre 1989 à 2001) Catherine Trautmann est arrivée en tête, avec 37,5% des suffrages exprimés. Elle a devancé la maire Les Écologistes sortante, Jeanne Barseghian, qui n’a obtenu que 31,7% des votes (en recul de 10 points sur son score de 2020), et devant Jean-Philippe Vetter (divers droite, 30.8%). Jeanne Barseghian avait fait alliance avec la liste La France insoumise (12,03% au premier tour).

Elle était l’une de ces grandes villes ravies à la droite par Les Écologistes en 2020 : Bordeaux (Gironde). Le maire sortant, Pierre Hurmic, a reconnu sa défaite face au candidat Renaissance, Thomas Cazenave (50,8%). Ce dernier avait fusionné sa liste avec celle de Philippe Dessertine (divers centre), troisième homme du premier tour (il avait recueilli 20,2% des voix). Pierre Hurmic avait, lui, refusé de faire alliance avec le candidat insoumis, Nordine Raymond, arrivé 4ème avec 9,4% des voix.

Défaites également à Annecy, Poitiers, Colombes…

À Annecy, selon des résultats provisoires, l’ancien ministre de l’économie Antoine Armand (Renaissance) est arrivé en tête avec 47,18% des suffrages exprimés. Il bat Alexandre Mulatier-Gachet (37,37%), l’actuel adjoint chargé des finances auprès du maire sortant Les Écologistes, et le candidat du Rassemblement national Guillaume Roit-Levêque, arrivé troisième (15,45%).

À Colombes (Hauts-de-Seine), la mairie a été récupérée par la droite. Le maire écologiste sortant Patrick Chaimovitch a été battu (45,52%) par le candidat Les Républicains Joakim Giacomoni, qui a obtenu 54,48% des suffrages. Le ralliement des trois listes de gauche derrière le maire sortant n’aura donc pas suffi.

À Poitiers (Vienne), le candidat sans étiquette Anthony Brottier – investi par le camp macroniste aux municipales de 2020 – remporte la quadrangulaire dans la cité poitevine avec 47,32% des voix, selon des résultats définitifs. Léonore Moncond’huy, la maire sortante écologiste, a recueilli seulement 40,8% des suffrages.

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