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Résultats des élections municipales 2026 : les Écologistes conservent Lyon et Grenoble, mais perdent Strasbourg, Bordeaux et Besançon

Plafond de vert. Six ans après la «vague verte», nombre de maires écologistes ont été battu·es au second tour de ces municipales : à Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Annecy, Poitiers… Le parti sauve les meubles à Lyon, Grenoble ou encore Tours.
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Les élections municipales de 2020 étaient celles de la «vague verte» : Les Écologistes – qui s’appelaient à l’époque Europe-Écologie-Les Verts (EELV) – avaient remporté plusieurs villes comme Lyon (Rhône), Bordeaux (Gironde), Strasbourg (Bas-Rhin), Poitiers (Vienne), Besançon (Doubs), Annecy (Haute-Savoie) ou encore Colombes (Hauts-de-Seine). Par endroits, cela faisait suite à des années de gouvernance par la droite. Six ans plus tard, les résultats montrent un reflux.

À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a confirmé sa «remontada» contre l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. © Matthieu Delaty/Hans Lucas via AFP

Elle était l’une de ces grandes villes ravies à la droite par Les Écologistes en 2020 : Bordeaux (Gironde). Le maire sortant, Pierre Hurmic (49,05%), a reconnu sa défaite face au candidat Renaissance, Thomas Cazenave (50,95%), ce dimanche. Ce dernier avait fusionné sa liste avec celle de Philippe Dessertine (divers centre), troisième homme du premier tour (il avait recueilli 20,2% des voix). Pierre Hurmic avait, lui, refusé de faire alliance avec le candidat insoumis, Nordine Raymond, arrivé 4ème avec 9,4% des voix.

À Besançon (Doubs), la maire écologiste sortante, Anne Vignot, a aussi été battue. Elle s’était alliée avec LFI pour le deuxième tour. Le candidat Les Républicains, Ludovic Fagaut, fait donc basculer la ville à droite avec 53,29% des voix.

Même constat à Strasbourg, où les Écologistes déchantent. L’ancienne maire socialiste (entre 1989 et 2001) Catherine Trautmann est arrivée en tête, avec 37% des suffrages exprimés. Elle a devancé la maire Les Écologistes sortante, Jeanne Barseghian, qui a obtenu 31,7% des votes – en recul de 9 points sur son score de 2020. Jeanne Barseghian avait fait alliance avec la liste La France insoumise, arrivée quatrième du premier tour avec 12% des voix.

Défaites également à Annecy, Poitiers, Colombes…

Annecy bascule dans le camp Renaissance : l’ancien ministre de l’économie, Antoine Armand, est élu avec 49,36% des suffrages exprimés, devant Alexandre Mulatier-Gachet (35,12%), l’actuel adjoint chargé des finances auprès du maire sortant Les Écologistes. À Colombes (Hauts-de-Seine), le maire écologiste sortant Patrick Chaimovitch a été battu (45,52%) par le candidat Les Républicains Joakim Giacomoni, qui a obtenu 54,48% des suffrages.

Enfin, à Poitiers (Vienne), le candidat sans étiquette Anthony Brottier – investi par le camp macroniste aux municipales de 2020 – remporte la quadrangulaire avec 47,32% des voix, selon des résultats définitifs. Léonore Moncond’huy, la maire sortante écologiste, a recueilli 40,8% des suffrages.

Auprès de Vert, le porte-parole du mouvement écolo Alternatiba, Albin Petit, s’est dit «préoccupé» par ces résultats, qui contrastent selon lui «avec les réelles préoccupations des Français», au rang desquelles figure l’écologie. Certaines villes ravies aux Écologistes, telles que Poitiers et Bordeaux, «étaient de véritables laboratoires de l’écologie». Perdre ces villes, selon l’activiste, c’est «perdre ces endroits où on essayait de faire avancer les choses». Il se dit toutefois soulagé des quelques victoires à Lyon, Grenoble, Marseille ou encore Tours.

À Lyon, Marseille et Tours les écologistes se maintiennent

Grenoble, justement, était la première ville de plus de 100 000 habitant·es gagnée par les Écologistes en 2014. La candidate Laurence Ruffin (soutenue par Les Écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste) arrive en tête avec 56,6% des voix, devant l’ancien maire de la ville Alain Carignon (Les Républicains, 43,4%), condamné pour corruption en 1996.

À Lyon (Rhône), le maire sortant Les Écologistes Grégory Doucet est élu (50,7%) face à l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas (divers droite, 49,3%). Ce dernier n’a pas reconnu sa défaite et a déclaré déposer un recours, évoquant «des irrégularités». Les deux hommes s’affrontaient en duel pour ce deuxième tour : Grégory Doucet et la candidate de La France insoumise (LFI), Anaïs Belouassa-Cherifi, ont fait alliance. Elle était arrivée troisième au premier tour avec 10,4% des voix.

À Marseille, le candidat de l’union de la gauche Benoît Payan l’a également emporté avec 54,3% des voix, devant le prétendant du Rassemblement national (RN) Franck Allisio (40,3%). La liste soutenue par Les Écologistes aurait donc progressé de plus de 13 points par rapport aux élections municipales de 2020. À l’époque, celle conduite par Michèle Rubirola avait rassemblé 39,9% des suffrages – l’écologiste a démissionné cinq mois après son élection pour des raisons de santé, laissant la place à son premier adjoint Benoît Payan.

Enfin, à Tours (Indre-et-Loire), le maire écologiste sortant Emmanuel Denis arrive en tête avec 47,2% – en recul de plus de sept points par rapport à 2020. Il balaie Christophe Bouchet et sa liste de l’union de la droite et du centre (43,9%) et Aleksandar Nikolic (8,9%).

Sur le plateau de TF1 ce dimanche, la patronne des Écologistes Marine Tondelier n’a pas réagi aux premiers résultats, mais a déploré le manque d’alliances pour ces municipales, qui a mené selon elle «la gauche à sa perte».

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