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Les SUV sont la deuxième cause de l’augmentation mondiale des émissions de CO2
SUV qui peut !
Les véhicules utilitaires sportifs – plus connus sous le nom de SUV – ne connaissent décidément pas la crise. En 2021, ces rutilants attelages à la carrosserie disproportionnée devraient représenter plus de 45% des ventes mondiales de voitures, soit 35 millions de véhicules, prévoit l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Ces bolides ont la cote et sont passés de 50 millions d'exemplaires en circulation à plus de 320 millions en une seule décennie ! Une croissance insolente… et inquiétante selon l'AIE qui rappelle à juste titre que les SUV ont une fâcheuse tendance à surconsommer et donc à polluer : les modèles thermiques engloutissent en moyenne 20% de carburant de plus qu'une voiture de taille moyenne, tandis que les modèles électriques sont particulièrement gourmands en terre rares et minéraux critiques utilisés dans les batteries et le moteur.
Graphique réalisé par l’Agence internationale de l’énergie, traduit (et décoré) par Vert
L’envolée de ces gloutons est telle qu’entre 2010 et 2021, les SUV ont constitué la deuxième cause de croissance des émissions de CO2 dans le monde, après la production d’énergie, mais loin devant l’aviation et le transport maritime réunis. En France, la convention citoyenne sur le climat mise sur pied par Emmanuel Macron avait proposé d’interdire la pub pour les véhicules les plus polluants et d’introduire une taxe pour les véhicules lourds de plus de 1,4 tonne. La première mesure ne sera mise en œuvre qu’en 2028 tandis que la taxe, introduite depuis le 1er janvier, s’impose uniquement aux véhicules de plus de 1,8 tonne, soit 2,2% des SUV commercialisés dans le pays.
Graphique réalisé par l’Agence internationale de l’énergie et traduit par Vert
Il n’est pas question que l’histoire se répète
Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?
Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.
Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.
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C’était mieux après : découvrez le nouvel épisode de notre podcast, cette semaine Loup Espargilière reçoit le journaliste Fabrice Arfi.