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En Guadeloupe, la réserve Cousteau ne fera bientôt plus rêver les plongeurs, si les coraux y perdent toutes leurs couleurs.

«Si c’est pour qu’il naisse sur une planète en guerre et en feu, ce n’est pas la peine» : elles voulaient un enfant, mais leur vie a basculé cet été
«2026, l’été de la bascule» (1/4). Dans cette nouvelle série d’été, Vert a recueilli des centaines de témoignages de Français·es bouleversé·es par la crise climatique. Pour ce premier épisode, nous racontons l’histoire de celles et ceux qui voulaient (re)devenir parents et que cet été infernal a dissuadé·es.
Ce 8 juin 2026, Mathilde (le prénom a été modifié) a probablement pris l’une des décisions les plus radicales de sa vie : renoncer à sa fertilité. Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué trois mois plus tôt, cette jeune femme de 32 ans s’apprête à commencer une hormonothérapie susceptible de compromettre sérieusement ses chances d’avoir un enfant. Les soignant·es lui proposent de faire congeler ses ovocytes. Elle refuse.

«Dans ma chambre d’hôpital, il faisait 35 ou 36 degrés. La fenêtre était recouverte d’une couverture de survie et je venais d’apprendre la réintroduction de pesticides interdits, raconte-t-elle à Vert. J’ai compris que les prochaines années allaient être un défi, et je me suis dit : à quoi bon faire un enfant dans ce monde ?» Aujourd’hui, il n’est plus possible de faire machine arrière, explique Mathilde. Si elle a dû choisir dans l’urgence, elle l’assure : «Je ne regrette pas mon choix».
En mai, juin puis juillet, quatre canicules ont accablé la France hexagonale, et mis les corps, les esprits et la société tout entière à rude épreuve. Pour beaucoup de Français·es, l’été 2026 a fait du changement climatique une réalité brutale. Un «choc» qui, chez certain·es, a fait vaciller leur désir d’enfant – jusqu’au renoncement.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce premier épisode de notre série d’été «2026, l’été de la bascule», sous la plume de Zoé Moreau.

· El Niño menace de faim aiguë 49 millions de personnes, a alerté mercredi le Programme alimentaire mondial. Ce phénomène naturel à l’origine de catastrophes n’a pas été aussi intense depuis 70 ans et s’ajoute à un climat déjà perturbé par le réchauffement climatique. Les zones les plus à risques sont l’Afrique australe et l’Amérique centrale, selon l’organisme des Nations unies, qui a annoncé un budget de 69 millions d’euros pour des actions humanitaires préventives.
· Mercredi encore, le gouvernement argentin du président d’extrême droite Javier Milei a renoncé à un projet qui facilitait l’achat de terres rurales par des investisseurs étrangers. Le texte qui levait les contraintes encadrant les ventes de territoires, y compris proches de réserves d’eau douce et de fleuves, a connu une très vive opposition de la société civile. Depuis les années 2000, de nombreuses terres agricoles sont vendues dans la zone humide la plus fertile du pays, la pampa húmeda.
· Les incendies de juillet ont provoqué des rejets de dioxyde de carbone (CO2) records en France pour cette période de l’année – 3,9 millions de tonnes – a estimé lundi le Service européen de surveillance de l’atmosphère de Copernicus. C’est bien plus qu’en 2003 ou en 2022, années marquées par des brasiers conséquents. Dans le Var et la Drôme, les pompiers luttent toujours contre deux feux dans des conditions météos peu favorables à leurs interventions, tandis que celui de l’Aude a été fixé.



«On voit disparaître des espèces» : en Guadeloupe, la célèbre réserve Cousteau peine à enrayer l’effondrement de sa biodiversité
Corail et fines herbes. Poissons multicolores, coraux de toutes les formes… Avec sa biodiversité sous-marine unique, la réserve Cousteau (Guadeloupe) est l’un des spots de plongée les plus populaires de France. Mais elle est menacée par le changement climatique et les nombreux problèmes d’assainissement dans l’archipel. «Par endroits, on voit disparaître des espèces, essentiellement des coraux, expose Thibaut Glasser, chef du pôle marin au Parc national de la Guadeloupe. La température de l’eau ne descend plus et reste autour des 29 degrés. Or, à ce niveau-là, les coraux cuisent et meurent. Tout ceci détruit l’habitat et la zone de chasse de nombreux poissons.»
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Ludovic Clerima en immersion dans les eaux menacées de la réserve Cousteau.


Microplastiques, molécules toxiques… Comment limiter la pollution des pneus de voiture
Pneu mieux faire. Vous prenez la route pour les vacances ? Sachez que vos pneus s’usent et libèrent des centaines de microplastiques et d’additifs chimiques, qui contaminent jusqu’aux fruits et légumes. Un pneu perd en moyenne quatre kilogrammes (kg) de matière dans sa vie (environ quatre ans), dont 40% représentent des risques aigus pour la santé et l’environnement aquatique, selon l’association Agir pour l’environnement. Tous les industriels ont recours à ces composés qui permettent de réduire l’oxydation de leurs produits et améliorer leur adhérence. Certains parviennent toutefois mieux à limiter l’abrasion responsable de ces émissions.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de cet article de Mathilde Picard et savoir comment réduire les rejets de vos pneus.


«Réchauffement islamiste» et «écologie de l’âge de pierre» : le Rassemblement national rattrapé par la réalité de la crise climatique
Mensonges d’une nuit d’été. Dans cette vidéo, Vert revient sur les nombreuses saillies du Rassemblement national contre l’«écologie punitive». Propos climatosceptiques, critiques contre les scientifiques ou votes contre les énergies renouvelables à l’Assemblée : le parti d’extrême droite et ses élu·es sont-ils vraiment, comme l’a soutenu Jordan Bardella, «les plus écologistes de la classe politique aujourd’hui» ?

+ Moncef Arbadji, Ludovic Clerima, Esteban Grépinet, Mathilde Picard et Anne-Claire Poirier ont contribué à ce numéro.







