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Ce samedi on manifeste contre les pesticides ; on vous présente l’un des industriels les plus perfides.

Eaux polluées, dissimulation de preuves… Qui est Syngenta, le géant des pesticides au centre de la manifestation du 3 octobre dans l’Eure
À la bonne Eure. Samedi, le cortège de la manifestation «stop pesticides» passera tout près du site normand de ce mastodonte de l’agrochimie. Une entreprise méconnue qui fabrique des produits hautement toxiques à destination des pays pauvres. Entre autres joyeusetés. Vert fait les présentations.
Cette marche pourrait être l’une des «mobilisations majeures de la rentrée», selon Thomas Gibert, porte-parole du syndicat agricole Confédération paysanne. Ce samedi 3 octobre, son organisation appelle, aux côtés de Cancer colère, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et des Soulèvements de la Terre, à manifester à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) «pour dénoncer les ravages de l’industrie agrochimique».
Le lieu n’a pas été choisi au hasard : la commune normande abrite l’un des sites de fabrication de pesticides de Syngenta. Peu connu du grand public, ce géant de l’agrochimie est pourtant le premier vendeur mondial de pesticides, devant Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018. «Nous souhaitons obtenir la mise à l’arrêt de ce site majeur, emblématique de l’impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent», insistent les organisateur·ices de la marche.

Parmi les pratiques de l’industriel : produire des pesticides dangereux interdits en Europe, pour les exporter vers des pays à revenus faibles ou intermédiaires, où leur usage est encore autorisé. Cette pratique, que la géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi a théorisée sous le nom de «colonialisme chimique», rapporte gros à Syngenta.
En 2019, après avoir enquêté plusieurs mois sur le marché des pesticides, l’ONG Public Eye a montré que le géant de l’agrochimie avait engrangé en 2017 quelque 3,9 milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros) grâce à la vente de pesticides «extrêmement dangereux», selon une classification de l’ONG PAN Europe.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Zoé Moreau.

· La production de miel recule d’au moins 2,5% en raison des canicules de l’été, a annoncé l’interprofession des produits de la ruche (InterApi) jeudi. Les épisodes de chaleur ont bloqué la ponte des abeilles et les incendies ont détruit des milliers de fleurs où butiner. Le volume de production reste supérieur à la moyenne des dix dernières années, mais les professionnel·les redoutent que leurs colonies, fragilisées par l’été, ne passent pas toutes l’hiver.
· Jeudi encore, le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a annoncé que le groupe investirait dix milliards de dollars (près de neuf millions d’euros) en Argentine, principalement pour extraire davantage de pétrole et de gaz de schiste. D’après la déclaration prononcée à l’occasion de la visite du président d’extrême droite Javier Milei à Paris, la majorité des projets concernera le nord de la Patagonie. Lundi déjà, l’entreprise avait annoncé sa volonté d’augmenter de 2 à 3% sa production annuelle de gaz et de pétrole entre 2030 et 2035.
· Un bon gros champion : aux États-Unis, Backpack («sac à dos», en anglais) a été élu mercredi «ours le plus gras d’Alaska» pour 2026. Le plantigrade a remporté la «Fat bear week» (la «Semaine de l’ours gras»), un concours un poil déjanté organisé chaque fin d’été par le parc national de Katmai. Avec plus de deux millions de votant·es, l’événement permet de sensibiliser sur ces animaux, qui se gavent de saumons chaque été avant d’entrer en hibernation.





«Il y a d’autres pistes que le tout-béton» : à Montpellier, ces habitants se battent pour conserver l’une des dernières parcelles agricoles
Hérault hic. Dans le quartier montpelliérain des Beaux-Arts, des habitant·es se battent pour protéger leur cadre de vie. Leur première inquiétude concerne l’avenir d’une parcelle dédiée au maraîchage, la Cité bergère, l’une des dernières de la ville. La municipalité a délivré un permis de construire qui prévoit la construction de deux immeubles sur près de 8 000 mètres carrés. Seule une partie du terrain doit être préservée pour des cultures. «Nous nous battons contre des aménagements qui nous semblent privilégier les intérêts privés au détriment des habitants, sans considérations sociales ou écologiques», lance Lucie Mendes, membre d’un collectif de riverain·es. Dans le quartier, une seconde menace plane : l’arrivée d’une enseigne de grande distribution dans un bâtiment emblématique du secteur. Au risque de voir disparaitre les petits commerces ?
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de ce reportage d’Agathe Beaudouin à Montpellier.


C’est l’ouverture de la saison de la chasse : Ta Mère nature distille ses conseils pour protéger la faune sauvage
Virer la chasse. Après un été marqué par la sécheresse et les incendies, la chasse est de retour… mais pas question de se laisser abattre. Dans sa nouvelle chronique pour Vert, Ophélie Damblé, alias Ta Mère nature sur Instagram, partage les bons gestes pour aider les animaux sauvages.

+ Agathe Beaudouin, Rémy Calland, Ophélie Damblé, Esteban Grépinet, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Sanaga ont contribué à ce numéro.







