La protection de l’environnement lui «tient beaucoup à cœur». «Je veux contrecarrer cette empreinte carbone négative par tout l’impact que je peux avoir, que ce soit financièrement ou socialement», nous a expliqué Victor Wembanyama, 22 ans, la nouvelle superstar du basket français. Quatre mois après avoir pris la parole sur les dérives des agents de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, il a encore prouvé qu’il était un citoyen du monde.
Ce vendredi soir, après la victoire de son équipe des San Antonio Spurs contre Dallas (139-120) avec une nouvelle performance XXL (40 points et 13 rebonds), Vert a pu lui tendre son micro. Interrogé sur l’impact environnemental de la NBA, Victor Wembanyama a dit «ressentir une certaine culpabilité de polluer autant», évoquant les «41 déplacements par avion par saison» de chacune des 30 équipes du championnat nord-américain. En effet, la saison régulière compte 82 matchs, dont la moitié sont joués à l’extérieur. Pour les équipes qui accèdent au tournoi final de la saison, les playoffs, ce sont potentiellement jusqu’à 30 matchs supplémentaires qui sont disputés.
Pour compenser son impact carbone individuel, «Wemby» n’écarte pas l’idée d’œuvrer, à sa manière, pour la protection de l’environnement. Il a parlé d’«investir […] mais pas dans un but lucratif».
Mais ce que le géant tricolore de 2,24 mètres ignore peut-être (et qu’il lira dans Vert à l’occasion d’un article à paraitre très prochainement), c’est que 65 à 80% des émissions totales de la ligue nord-américaine de basket-ball proviennent des déplacements des supporters. Avec des réseaux de transport en commun souvent inexistants ou obsolètes aux États-Unis, la NBA s’attache à changer son image et à devenir plus eco-friendly.
La NBA veut réduire de moitié son empreinte carbone d’ici 2030
Parmi les ligues les plus polluantes du monde, la NBA, dont l’objectif est de réduire de moitié son empreinte carbone d’ici 2030, reconnaît auprès de Vert «l’importance de la durabilité environnementale». Et s’enorgueillit d’avoir «déployé des efforts concertés au fil des années afin d’intégrer en continu des pratiques plus durables et innovantes dans l’ensemble de ses activités». Depuis l’exercice 2021-2022, les distances parcourues en avion par les équipes ont, en moyenne, diminué de 25 000 miles (40 300 kilomètres) par saison.
Mais sans prise de conscience durable de l’urgence écologique par les principaux acteurs de la ligue, pas de révolution écolo à l’horizon. À moins que Victor Wembanyama, favori pour le titre de défenseur de l’année et sérieux candidat à celui de meilleur joueur (MVP), ne devienne le visage d’une NBA plus verte.