Ce mercredi, le ministère de la santé dévoile une série de documents à destination du grand public sur la pollution aux PFAS, ces «polluants éternels». On y trouve des informations sur ces substances présentes dans nos vêtements, cosmétiques ou poêles à frire, que les industriels utilisent pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur.

Le problème ? Leurs effets «néfastes sur la santé», comme l’indique le gouvernement, qui rappelle que certaines sont «considérées comme cancérogènes». Face à ce scandale sanitaire, les autorités proposent… un petit guide des «gestes simples» pour réduire son exposition personnelle : aérer sa maison, varier son alimentation ou «limiter les produits cosmétiques».
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1 700 milliards d’euros
Des recommandations qui sonnent creux alors que les autorités tardent à agir pour contraindre les responsables de cette pollution et que la loi anti-PFAS de 2025 risque d’être vidée de sa substance.
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, vient en outre de reporter la taxe sur les PFAS de plusieurs mois : elle devait entrer en vigueur en mars afin de faire payer par les industriels la décontamination de l’eau. À l’échelle de l’Europe, la pollution de l’environnement par ces molécules pourrait coûter (au contribuable ?) jusqu’à 1 700 milliards d’euros en 2050.








