Un paraphe pour le climat. En à peine une journée, près de 1,5 million de signatures ont été collectées par la pétition lancée par de jeunes militantes pour le climat, dont la Suédoise Greta Thunberg.

« Trahison. C’est ainsi que les jeunes à travers le monde décrivent la faillite de nos gouvernements à réduire les émissions carbone », démarre en trombe le texte de la pétition, adressée aux chef·fe·s d’État. La Suédoise Greta Thunberg, l’Ougandaise Vanessa Nakate, la Polonaise Dominika Lasota et la Philippine Mitzi Tan y exigent que les gouvernements agissent face à l’urgence climatique « pas l’année prochaine, pas le mois prochain, maintenant ».

Pour cela, elles leur incombent de mettre en œuvre cinq actions : conserver l’objectif de 1,5°C de réchauffement climatique par rapport à l’ère préindustrielle « en réduisant immédiatement et radicalement les émissions annuelles, comme jamais auparavant » ; mettre fin à tous les investissements et nouvelles explorations de combustibles fossiles ; publier les émissions carbone totales de tous les secteurs de consommation ; remplir la promesse de 100 milliards de dollars d’aide aux pays les plus vulnérables au changement climatique et adopter des mesures qui « protègent les travailleurs et les plus vulnérables » et « réduisent toutes les formes d’inégalité ».

Greta Thunberg, Vanessa Nakate, Dominika Lasota et Mitzi Tan sont investies dans le mouvement des jeunes pour le climat Fridays for future. Toutes ont participé à des manifestations ou des grèves pour le climat, inspirées par l’initiative lancée par Greta Thunberg en 2018, qui manquait l’école pour alerter les parlementaires de son pays.

Depuis, leur mouvement réunit des centaines de milliers de jeunes un peu partout dans le monde, pour mener des actions aussi bien au niveau international que local. Toutes les quatre ont rejoint Glasgow avec d’autres militant·e·s pour faire entendre leur voix en marge de la COP26, dans les rues (comme lors de leur première manifestation hier) ou en ligne avec cette pétition.