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63% des nappes phréatiques du territoire hexagonal sont sous les normales de saisons, a alerté le Bureau des ressources géologiques et minières (BRGM) ce lundi. Sous l’effet de la sécheresse en cours, leur niveau d’eau continue de diminuer et 94% sont actuellement en baisse. Le déficit de pluies, les prélèvements d’eau et les températures élevées détériorent la situation, bien plus dégradée qu’au début du mois d’août 2025.

L’Europe de l’ouest n’a jamais connu des températures aussi chaudes pour un début d’été, a annoncé ce lundi l’observatoire européen du changement climatique Copernicus. Les sols connaissent des niveaux d’humidité exceptionnellement bas, «un exemple clair de la façon dont le changement climatique intensifie les extrêmes thermiques, la chaleur et la sécheresse se renforçant mutuellement», selon Samantha Burgess, une responsable de Copernicus. De même pour les océans qui, dans le monde entier, ont atteint des niveaux de chaleur inédits pour le mois de juillet.

La déforestation de l’Amazonie a atteint son plus bas niveau en dix ans, a révélé vendredi l’Institut de recherches spatiales (Inpe) du Brésil. Un résultat de la politique du président Lula pour la protéger, entre surveillance satellite accrue et diminution du crédit rural pour rendre le déboisement moins rentable. La forêt amazonienne continue malgré tout de perdre de larges portions de son territoire, et la déforestation se poursuit aussi dans le Cerrado, la savane au sud de l’écosystème.
Ce lundi, Météo-France a placé 22 départements en vigilance orange canicule, notamment dans le centre et le sud-est de l’Hexagone. Un pic de chaleur est prévu mercredi et le mercure devrait monter jusqu’à 39 degrés Celsius (°C) dans le Sud, voire atteindre plus de 40°C localement. Ces conditions météorologiques continuent d’alimenter la sécheresse historique que connaît la France.

Les incendies de juillet ont provoqué des rejets de dioxyde de carbone (CO2) records en France pour cette période de l’année – 3,9 millions de tonnes – a estimé le Service européen de surveillance de l’atmosphère de Copernicus lundi 3 août dernier. C’est bien plus qu’en 2003 ou en 2022, années marquées par des brasiers conséquents. Dans le Var et la Drôme ainsi qu’en Lozère les pompiers luttent toujours contre les feux dans des conditions météos peu favorables à leurs interventions, tandis que celui de l’Aude a été fixé.

Le phénomène climatique El Niño risque d’engendrer une situation de faim aiguë pour 49 millions de personnes dans le monde, a alerté mercredi le Programme alimentaire mondial. Cette anomalie naturelle qui réchauffe l’atmosphère et modifie le régime des pluies n’a pas été aussi intense depuis 70 ans et vient s’additionner à un climat déjà gravement perturbé par le réchauffement climatique d’origine humaine. Les zones les plus à risques sont l’Afrique australe et l’Amérique centrale, selon l’organisme des Nations unies qui a annoncé débloquer un budget de 80 millions de dollars (69 millions d’euros) pour des actions humanitaires préventives.