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Le président étasunien a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane au Canada, vendredi… à cause de la fumée des incendies qui ravagent l’Ontario. La pollution de l’air liée à ces feux étouffe aussi les États-Unis, notamment la mégapole de New York. «Nous tenons le Canada pour responsable de son manque d’entretien des forêts, a attaqué le milliardaire d’extrême droite sur son réseau Truth social. Il s’agit d’une négligence délibérée qui se répète chaque année.» Le premier ministre canadien, Mark Carney, a peu goûté cette sortie, rappelant que le Canada avait aidé à combattre le mégafeu de Los Angeles en 2025. «Le changement climatique est la responsabilité de tous, absolument de tous, y compris des États-Unis», a-t-il encore réagi. Un rappel utile, alors que ces brasiers sont rendus plus fréquents par le dérèglement du climat lié à la combustion des énergies fossiles… dont les États-Unis ne semblent pas vouloir se passer.
Le collectif Stop Micro a dénoncé vendredi la consommation d’eau de l’entreprise de semi-conducteurs STMicroelectronics, basée à Grenoble (Isère). Alors que le géant des puces électroniques n’est pas concerné par des restrictions (contrairement aux habitant·es) malgré la sécheresse, les militant·es ont symboliquement fermé la vanne qui alimente son bâtiment principal. La firme consomme jusqu’à 160 litres d’eau potable par seconde, d’après ses propres chiffres.
Mercredi, les préfectures du Tarn et de la Haute-Garonne ont modifié l’autorisation environnementale de l’A69 afin de régulariser l’occupation illégale de terrains hors du périmètre officiel du chantier. Selon les opposant·es au projet d’autoroute entre Toulouse et Castres, le concessionnaire empiète sur 92 hectares en trop. Les préfectures ont précisé que la procédure pénale ouverte en décembre contre ces emprises illégales était toujours en cours puisque l’autorisation aurait dû être obtenue avant l’occupation des parcelles.
Le président étasunien Donald Trump a signé lundi un décret qui réduit la superficie de deux zones protégées de l’Utah, ouvrant la voie à une exploitation minière et pétrolière dans ces réserves naturelles. Les sites nationaux de Grand Staircase-Escalante et de Bears Ears verront leur superficie réduite de 90% et 91%. Lors de son premier mandat, Donald Trump s’était déjà attaqué à ces zones, avant que Joe Biden ne revienne en arrière.