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Pour la science, il va nager 180 kilomètres entre Calvi et Monaco : le défi fou de Noam Yaron

Nan mais à l’eau !? L’éco-aventurier Noam Yaron s’apprête à traverser une partie de la Méditerranée à la nage. Un défi en forme de cri d’alarme sur la pollution marine, qui mêle exploit sportif, recherche scientifique et sensibilisation environnementale. Dans cette vidéo pour Vert, il nous raconte tout.
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Après deux ans de préparation et une première tentative ratée en août 2024, Noam Yaron s’apprête à passer jusqu’à cinq jours et cinq nuits dans la mer. Le nageur arrive ce samedi 9 août à Calvi (Haute-Corse), dans l’attente d’une fenêtre météo favorable pour commencer sa traversée vers Monaco. Il sera accompagné par une équipe d’une vingtaine de personnes (dont des scientifiques) et par deux bateaux. Son périple de 180 kilomètres est millimétré et son épreuve est une œuvre collective : «C’est comme si on faisait de la Formule 1 finalement», sourit-il. Au-delà du défi sportif, le but de l’expédition est, entre autres, de «cartographier la mégafaune, c’est-à-dire toutes les espèces que l’on croisera pendant que je nagerai», détaille l’athlète.

Le tracé n’a pas été choisi au hasard : il s’apprête à traverser la plus grande aire marine protégée de Méditerranée, le sanctuaire Pelagos. «Je souhaite aussi traverser la Méditerranée pour mettre en avant le manque de protection de ces aires marines protégées en France et dans le monde», raconte-t-il.

Noam Yaron va tenter de relier Calvi à Monaco à la nage. © Nightcall Studio/Noam Yaron Production

Noam Yaron, qui est constamment à son contact dans l’eau, alerte sur les 600 tonnes de plastique qui finissent dans la mer chaque jour : «Ce microplastique, je le sens beaucoup sur la peau et sur les mains […] Il y a beaucoup de ballons de mariage ou d’anniversaire qui sont lâchés avec de l’hélium dans l’atmosphère et qui finissent leur course dans la Méditerranée.»

Autre objectif de l’aventure, interpeller le secteur maritime : «Les collisions sont les premières causes de mortalité non naturelle des grands cétacés sur la zone. On demande une limitation de vitesse à dix nœuds, qui permettrait d’éviter ces accidents beaucoup trop souvent mortels.»

Vous pourrez retrouver toute la traversée de Noam ici, via le tracé GPS.

Dans cet entretien vidéo pour Vert, l’éco-aventurier nous explique sa démarche.

© Vert

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.