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Deux fois plus de soutiens en 24 heures : la pétition contre la proposition de loi Duplomb 2 dépasse les 100 000 signatures

Il suffira qu’un signe. L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb de réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
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100 000 signatures. C’est le nombre qui permet à une pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale d’être mise en avant sur son site pour gagner davantage de visibilité. Depuis ce mercredi, y figure le texte «Non c’est non, monsieur Duplomb !», de Ludovic Lévy, qui affiche 100 967 paraphes ce mercredi 11 février.

Ce citoyen engagé dénonce la nouvelle tentative du sénateur Les Républicains Laurent Duplomb de réautoriser des néonicotinoïdes, des pesticides nocifs pour la biodiversité et la santé. Depuis l’été dernier et la loi Duplomb 1, l’élu de Haute-Loire a affiné son texte et demande la réintroduction de ces produits uniquement pour les champs de betteraves, noisettes, pommes et cerises. En août dernier, sa mesure avait été censurée par le Conseil constitutionnel parce qu’elle contrevenait à la charte de l’environnement. À l’époque, une première pétition contre son texte décrié avait rassemblé plus de deux millions de signatures.

La pétition de Ludovic Lévy a dépassé les 100 000 signatures ce mercredi matin. © Assemblée nationale

Quel que soit son nombre d’adhésions, chaque pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée est attribuée à l’une des huit commissions permanentes, en fonction de la thématique qu’elle aborde. Les membres de la commission en question désignent alors un rapporteur ou une rapporteure, qui propose ensuite soit d’examiner le texte au cours d’un débat, soit de le classer. Dans le premier cas, la discussion fait l’objet d’un rapport.

Et si la pétition passe le cap des 500 000 signatures, et qu’elles sont issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, un débat est organisé en séance publique à l’Assemblée. Ça a été le cas pour le premier texte d’opposition à la loi Duplomb 1, discuté à l’Assemblée nationale ce mercredi grâce aux deux millions de signatures. La deuxième pétition franchira-t-elle ce cap ? En l’espace d’une journée, entre mardi et mercredi, le nombre de paraphes a doublé. Pour l’auteur du texte, «le plus important est de savoir si elle sera prise en compte par les élus».

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