Si les Etats appliquent l’ensemble de leurs engagements climatiques d’ici à 2030, les émissions de gaz à effet de serre mondiales ne baisseront que de 2% par rapport à 2019, prévient l’ONU dans un rapport annuel. C’est bien (trop) loin des 43% de baisse nécessaires à cette même échéance pour limiter le réchauffement à +1,5°C à la fin du siècle – et ainsi éviter les pires conséquences du dérèglement climatique.
Pour parvenir à ces conclusions, les Nations unies ont analysé les Contributions déterminées au niveau national (CDN – les engagements pris par les États) des quelque 195 parties de l’Accord de Paris. Si l’ONU prévoit bien une baisse timide des émissions en 2030 par rapport à 2019, ces dernières devraient toutefois augmenter de 8,8% par rapport aux niveaux de 2010 – une légère amélioration depuis l’état des lieux de l’année dernière, qui estimait cette hausse à 10,6%.
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«Les gouvernements font des petits pas», a réagi Simon Stiell, secrétaire exécutif de l’ONU-Climat. «Cela signifie que la COP28 doit être un tournant décisif. Les gouvernements doivent non seulement se mettre d’accord sur les mesures climatiques les plus fortes à prendre, mais aussi commencer à montrer exactement comment les mettre en œuvre.»
La COP28, qui s’ouvre le 30 novembre à Dubaï, sera l’occasion de la publication du premier bilan mondial depuis l’Accord de Paris en 2015 : l’inventaire global de tous les progrès effectués depuis huit ans et de tous les efforts à réaliser afin de limiter le réchauffement. Moment charnière dans l’histoire des COP, il aura pour objectif de servir d’élan pour une accélération mondiale de l’action pour le climat.
Image d’illustration : COP28 / Flickr









