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Contre la canicule, pendant que le gouvernement brasse de l’air, cette mairie prend les mesures nécessaires.

Consignes dangereuses, propos polémiques, attentisme : la gestion de la canicule par le gouvernement provoque la consternation
Discours toujours. Alors que le pays ploie depuis plus d’une semaine sous des températures inédites pour un mois de mai, l’attitude du gouvernement a plusieurs fois médusé les expert·es, politiques ou journalistes pris à témoin. Retour sur quatre épisodes marquants.
Sept jours… pour une réunion
Depuis le 21 mai, la France traverse «un épisode de chaleur inédit, historique, exceptionnel», selon les termes employés jeudi par Météo-France. «Alors que la population attend des réponses, le premier ministre annonce une réunion interministérielle… au bout de sept jours !», s’agace Robin Ehl, spécialiste du changement climatique et de l’adaptation chez Oxfam France. Organisée jeudi en fin d’après-midi, cette réunion fermée à la presse visait à faire «le point sur la préparation des services de l’État aux épisodes de forte chaleur», a simplement indiqué Matignon. Un plan de gestion des vagues de chaleur pourrait en ressortir, sans officialisation à ce stade.

«Il n’y a pas d’urgence…»
En guise de communication, le gouvernement a envoyé quelques émissaires assurer que «tout est sous contrôle», à l’instar de la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, qui a rencontré la presse mercredi. Mardi, la ministre de la santé, Stéphanie Rist, se voulait encore plus optimiste, assurant en être «au stade de la prévention, de l’adaptation. On n’est pas dans l’urgence puisque, les vagues de chaleur, on les connaît.» «Les parents d’élèves et tous les travailleurs exposés voient bien l’urgence, eux…, rétorque Marine Tondelier. À ce niveau de déni, c’est presque du climatonégationnisme !»
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Anne-Claire Poirier.

· Ce vendredi, à l’occasion de l’assemblée générale de TotalEnergies, une quarantaine de militant·es des associations Attac, Avaaz, 350.org et Action justice climat Paris ont manifesté sur le parvis de La Défense (Haut-de-Seine), à proximité des locaux du groupe. Elles et ils dénoncent le soutien financier et politique que TotalEnergies continue de recevoir malgré les impacts environnementaux et sociaux de ses projets pétroliers et gaziers. Les militant·es réclament la mise en place d’une taxe sur les entreprises fossiles.

· Jeudi, l’Union européenne a infligé une amende de 200 millions d’euros à la plateforme de e-commerce chinoise Temu pour avoir permis la vente de produits illégaux. Selon l’institution, Temu n’a pas respecté ses obligations de protection des consommateur·ices en vendant notamment des chargeurs défectueux ou encore des jouets pour bébés contenant des substances chimiques nocives au-delà des seuils autorisés. – Le Monde (AFP)
· Jeudi encore, l’association anti-désinformation climatique Quota climat et le média de vérification Les Surligneurs ont annoncé le lancement de Droit à l’info, un site pour compiler et démonter les fausses informations (sur le climat, puis l’économie, la démocratie…) avant la présidentielle de 2027. Après détection par des outils d’analyse automatisée puis vérification par des équipes de fact-checking, des alertes seront diffusées en moins de 48 heures. – Vert (AFP)


Tours à vent et isolation en paille bio : à Rosny-sous-Bois, la mairie transforme ses écoles pour les protéger de la chaleur
Rosny chaud ni froid. En Seine-Saint-Denis, la commune de Rosny-sous-Bois a rénové et construit sept établissements scolaires conçus comme des laboratoires climatiques. Entre les hauts immeubles, la ligne du RER et le chantier du futur métro, les tours à vent de l’école maternelle Bois-Perrier détonnent. Ces hautes cheminées en bois inspirées de l’architecture persane sont issues de la réhabilitation de l’établissement scolaire terminée en 2024. Elles permettent une circulation de l’air efficace entre l’intérieur et l’extérieur et évacuent l’air chaud lorsque le mercure monte. Brise-soleil, murs épais, végétation, brasseurs d’air… De nombreux autres dispositifs ont été intégrés au bâtiment pour protéger les enfants des intenses chaleurs comme en ce mois de mai.
👉 Cliquez ici pour lire ce reportage de Mathilde Picard à Rosny-sous-Bois.


La présidente du WWF France démissionne après la controverse interne liée à sa participation à un rassemblement antiraciste
Démission ère. Jeudi, Alexandra Palt, la présidente du Fonds mondial pour la nature WWF France, a annoncé sa démission. Dans un post LinkedIn, elle confie ne plus être «alignée sur des questions essentielles de valeurs et de conception du rôle d’une organisation comme le WWF dans la société contemporaine». La cause ? Les désaccords internes liés à sa participation au rassemblement contre le racisme à l’appel du maire (La France insoumise) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, en avril dernier, qu’elle a ensuite rendue publique sur ses réseaux sociaux. Pour Isabelle Autissier, présidente d’honneur du fonds et membre du conseil d’administration, ça ne passe pas. Dans un mail qu’elle a envoyé à Alexandra Plat et que Le Monde a pu consulter, elle précise que «l’organisation se bat depuis sa création pour qu’il n’y ait pas de doute sur son apolitisme». – Le Monde

«Creys-Malville, 1977» : un documentaire revient sur la première fois où un manifestant écologiste a été tué par la police
En 1977, à Creys-Malville (Isère), des dizaines de milliers d’opposant·es à un projet de centrale nucléaire sont confronté·es à une répression violente. Un manifestant de 31 ans, Vital Michalon, est tué par un jet de grenade. C’est le premier épisode d’une série de morts ou d’accidents graves causés par les forces de l’ordre lors de manifestations écologiques. Dans «Creys-Malville 1977, mourir pour la planète», disponible sur France TV, le réalisateur Olivier Toscer revient sur cette tragédie.

+ont contribué à ce numéro.






