La boussole des labels pour faire le tri dans son caddie

A en perdre le nord.
Pour aider à s'y retrouver dans la jungle des labels privés, publics, marques et autres appellations, trois associations ont passé à la loupe les 18 logos les plus connus en France.

Action Aid France, Bio Consom’acteurs et Fair(e) un monde équitable ont retenu une trentaine de critères économiques, sociaux et environnementaux pour classer les 18 labels en deux tableaux synthétiques : un premier consacré aux « bio » (ci-dessous), l’autre aux « équitable » (). L’objectif poursuivi par les associations est à la fois de sensibiliser et d’accompagner les consommateurs au changement tout en pointant les abus de certains affichages.

Le tableau des labels « bio » réalisé par les associations.

La boussole révèle ainsi que les logos Bleu Blanc Cœur, Bienvenue à la ferme, Label Rouge et Haute Qualité Environnementale n’apportent aucune garantie environnementale, sociale ou sociétale. Ils autorisent l’utilisation de produits chimiques de synthèse, d’OGM, les cultures sous serres chauffées et ne prennent pas en compte la protection de la biodiversité. A l’inverse, les labels Demeter, Bio Cohérence et Nature et Progrès sont les plus exigeants en matière de bien-être animal, de valorisation des circuits courts, et de protection de la biodiversité. La boussole révèle également certaines lacunes des labels officiels AB (pour « Agriculture biologique ») ou Eurofeuille (le label bio de l’Union européenne), qui autorisent notamment les fermes usines, n’incitent pas à la vente directe ou aux circuits courts et ne respectent pas les fondamentaux du commerce équitable.

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Concernant les labels « équitable », les trois associations adressent un carton rouge à celui de la Rainforest Alliance, qui ne garantit pas de prix rémunérateur pour les agriculteurs ni de partenariats économiques équilibrés, et autorise des substances potentiellement dangereuses et les OGM dans les produits alimentaires.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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