
Ces derniers jours, après un épisode caniculaire historique, une influence océanique a apporté des températures fraîches et un temps parfois pluvieux sur tout le territoire hexagonal. Alors que le mercure devrait rester bas jusqu’à jeudi, un anticyclone positionné au-dessus de l’Europe de l’Ouest inversera la tendance à partir de vendredi.
De hautes pressions atmosphériques feront grimper le thermomètre jusqu’à 30 degrés Celsius (°C) samedi dans le sud et l’ouest du territoire. «Ce sont des températures un peu au-dessus des normales de saison, mais loin de ce qu’on a connu lors de l’épisode de fin mai, tant en termes de valeurs absolues que d’anomalies saisonnières», précise à Vert Adrien Warnan, prévisionniste à Météo-France.

Du 21 au 29 mai, l’épisode caniculaire qui a frappé la France avait atteint des pics à 35°C, voire 39°C localement. Cette chaleur était exceptionnelle par sa précocité, sa durée et son intensité : les valeurs étaient bien au-dessus des normales. Sans équivalent, donc, avec la météo annoncée pour ce week-end. Les températures devraient rester entre 3 et 5°C au-dessus des normes de saison, et il est encore difficile de savoir si cette anomalie perdurera dans le temps.
Des températures encore imprévisibles
«Le risque que l’on atteigne de nouveau les 35°C la semaine prochaine existe bien, explique Adrien Warnan. Mais les probabilités ne sont pas assez fortes pour que l’on puisse l’assurer.» Les prévisions météorologiques reposent sur des modèles établis par les expert·es de Météo-France. Le tout est de savoir si l’anticyclone maintiendra des températures importantes sur l’Hexagone, voire créera un dôme de chaleur (une sorte de couvercle), ou s’il se rabattra sur les régions du sud de l’Europe.
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Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus probables et plus intenses. Mais, pour le moment, «les signaux qui indiqueraient le retour d’un épisode de chaleur s’allument puis se baissent plusieurs fois par jour», rapporte le spécialiste. «Quand nous avons trop d’oscillations, nous préférons rester prudents sur la prévision ; nous pouvons seulement annoncer le retour d’un temps estival», souligne-t-il.
Ce qui est certain, c’est que le sud et l’ouest de l’Hexagone seront les plus touchés. Comme souvent lors des hausses de températures, la vague de chaleur qui s’approche vient de la péninsule ibérique et a plus de risques de se maintenir sur la partie sud du territoire. Le nord, lui, devrait être relativement épargné.









