En 2014, déjà, elle s’était prêtée au même exercice avec l’aide des prévisionnistes de Météo-France. Hélas, les températures qu’elle anticipait pour le milieu du siècle ont été atteintes dès cet été 2022, illustrant l’accélération du réchauffement climatique documentée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Ainsi, les spécialistes qui anticipaient en 2014 « des températures supérieures ou égales à 40 °C dans l’Hexagone » prévoient aujourd’hui des pics à 48 °C à Nîmes ou 45°C à Bordeaux. Mais c’est dans le nord-ouest où la différence est la plus marquante, avec une dizaine de degrés d’écart – 37 °C à Brest, contre 26 °C il y a huit ans.
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Début octobre, une étude conjointe du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de Météo-France et du Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs) a révélé que le réchauffement climatique risquait d’être deux fois plus fort que prévu en France à la fin du siècle. Si l’on suit les trajectoires actuelles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le pays pourrait connaître un climat plus chaud de 3,8 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle. Une hausse des températures qui serait particulièrement marquée pendant l’été, avec une augmentation attendue de +5,1 °C.









