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À Marseille, les activités portuaires dégradent la qualité de l’air.

Bombardements au Moyen-Orient : quelle place pour l’écologie en temps de guerre ?
La crise déclenchée samedi par les frappes étasuniennes et israéliennes en Iran a fait bondir les cours mondiaux du gaz et du pétrole. Pour le philosophe Pierre Charbonnier, les conflits internationaux révèlent notre dépendance aux énergies fossiles et pourraient nous inciter à accélérer la transition écologique. Une hypothèse illusoire, répond le militant écologiste Vincent Rissier dans ce double entretien à Vert.
Le mouvement écologiste doit-il sortir de son antimilitarisme historique, qui consiste à refuser le recours de l’État à l’armée, ou au contraire le renforcer ?
Pierre Charbonnier. Il n’y a pas de contradiction entre l’antimilitarisme et l’appel à se tourner vers les énergies renouvelables quand on prend conscience que les énergies fossiles sont un facteur d’insécurité. Les conflits incitent au déploiement des renouvelables comme facteur de stabilité géopolitique.





