Une COP26 pour rien (ou presque)
Elle devait permettre de donner chair à l’Accord de Paris ; la COP26 fut le lieu de nombreux renoncements, qui mettent le monde sur la voie d’un réchauffement catastrophique.
Elle devait permettre de donner chair à l’Accord de Paris ; la COP26 fut le lieu de nombreux renoncements, qui mettent le monde sur la voie d’un réchauffement catastrophique.
Désobéissance civique. Vendredi, le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé les sept activistes qui s’étaient introduit·e·s sur la piste de l’aéroport de Roissy pour protester contre son extension.
Pour qui sait tendre l’oreille, les COP sont le lieu où s’ébruitent d’insoupçonnables récits de vie. Des vies de plus en plus souvent percutées par le changement climatique qui n’épargne plus aucun coin du globe. A Glasgow, Lorenzo, Farzana, Nathan et les autres nous ont raconté leur parcours, leurs craintes et leurs espoirs.
Avec six autres jeunes venu·e·s des sept continents, Nathan Méténier a été nommé « jeune conseiller pour le climat » d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. A Glasgow, il veut porter la voix des minorités et des peuples autochtones, et faire entendre la nécessité de prendre en compte la justice sociale.
Au coeur de toutes les discussions et des négociations, la compensation carbone des entreprises et des Etats est taxée de greenwashing, et entraîne de nombreuses violations des droits humains, notamment chez les populations autochtones.
Bande de BOGA. Jeudi, pour la première fois, douze pays et régions – dont la France – se sont engagés à programmer la fin de leur production de pétrole et de gaz.
Peut mieux faire. La présidence britannique a présenté une première ébauche du texte qui doit conclure la COP26. Celui-ci contient certaines avancées, mais les observateurs ont surtout noté des absences criantes.
A Glasgow comme devant les tribunaux, Nemo Andi Guiquita veut faire entendre au monde l’ampleur de la destruction de la forêt amazonienne. Portrait d’une guerrière acharnée, émissaire des peuples humains et non-humains de l’Amazonie.
Fais pas genre. La vulnérabilité au changement climatique et les inégalités de genre sont deux injustices qui se cumulent, particulièrement dans les pays du Sud. Pourtant, la question de l’égalité femmes-hommes peine encore à s’établir comme un facteur indissociable de la lutte contre le changement climatique.
La COP est entrée de plain pied dans sa deuxième et dernière semaine. Alors que la fumée des annonces se dissipe, l’attention se concentre désormais sur les négociations formelles. Experte climat au sein de l’association Care France, Fanny Petitbon nous dit tout de leur déroulement.
Pertes et profil bas. A Glasgow, les pays les plus vulnérables face au changement climatique demandent aux États qui y ont le plus contribué de prendre leurs responsabilités et de les indemniser.
Membre de Fridays for future, la jeune activiste bangladaise est arrivée à la COP26 en fanfare et à bord d’un bateau. Dans ses bagages, la ferme intention d’obtenir réparation pour les pertes humaines et « émotionnelles » infligées aux habitant·e·s des zones les plus vulnérables au changement climatique.
Un long week-end de retrouvailles. Marches, rencontres et mobilisations en tous genres : après quasiment deux ans d’embolie causée par la pandémie de Covid-19, le mouvement mondial pour le climat a repris du poil de la bête ces derniers jours à Glasgow.
Ses camarades ainsi que son gouvernement ont été empêchés de se rendre à Glasgow : le jeune homme de 27 ans est seul pour porter la voix de son archipel, qui menace d’être rayé de la carte par la crise climatique.
Tasneem Essop est directrice générale du Réseau action climat (CAN) international. A Vert, elle raconte la résurgence du mouvement climat, après une pandémie qui a mis le doigt sur des inégalités en tous genres.
Vendredi, le mouvement fondé par Greta Thunberg a organisé l’une de ses célèbres grèves scolaires pour le climat dans les rues de Glasgow. Sur le devant de la scène, des représentant·e·s des peuples autochtones et des régions les plus affectées par le changement climatique.
Marchés confus. Pour certains, ils sont la clé de voûte de l’action climatique, pour d’autres ils ont le pouvoir de saper complètement l’accord de Paris. Les marchés du carbone sont sans conteste le sujet le plus controversé des négociations climat. Explications.
Langage ment. Les chefs d’État ont fait rêver la COP avec leurs belles promesses. Il faut désormais qu’ils les respectent « entièrement et dans le temps » pour limiter le chaos climatique, prévient l’Agence internationale de l’énergie.
Les kings du greenwashing. Dans les rues de Glasgow (Ecosse) et dans les travées du campus qui accueille la COP26, les plus grands pollueurs trafiquent la réalité comme jamais auparavant.
Last coal. 190 pays, régions et organisations se sont engagé·e·s à sortir progressivement du charbon et à arrêter tout investissement dans cette énergie fossile.