
Alors que les catastrophes climatiques de 2026 battent de macabres records, il n’existe toujours aucun recensement des sinistré·es climatiques en France, déplorent les ONG membres de l’Affaire du siècle (Notre Affaire à tous, Greenpeace et Oxfam). «Les personnes qui font des malaises dans des logements bouilloires, perdent un proche lors d’une inondation ou dont la maison se fissure après une sécheresse ne sont, par exemple, jamais comptabilisées dans un décompte global des sinistré·es climatiques. Ces personnes restent largement invisibles dans le débat public et peu écoutées par l’État», écrivaient-elles le 9 juillet dernier.
Ce jour-là, les trois ONG lançaient secompterpourpeser.org, première plateforme citoyenne destinée à recenser et à visibiliser les victimes directes du changement climatique en France. Deux semaines plus tard, près de 105 000 personnes ont déjà répondu au questionnaire. Celui-ci comporte une seule question : «Ces dernières années, avez-vous déjà vécu l’une de ces situations ?». Avec plusieurs réponses possibles : «Mon logement a été touché», «Ma santé a été touchée» ou encore «J’ai perdu un proche ou un animal».
«Je n’ai désormais plus envie d’avoir d’enfant»
La mobilisation a également permis de recueillir plus de 30 000 témoignages décrivant les impacts concrets endurés ces dernières semaines : «Il y a des restrictions d’eau chez moi. L’impact du changement climatique me crée des angoisses» ; «Les enfants ont des coups de chaud les laissant épuisés et malades» ; «J’ai le cerveau en bouillie, et le physique aussi» ; ou encore : «Je n’ai désormais plus envie d’avoir d’enfant».
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Pour les ONG qui ont lancé la plateforme, «cette mobilisation illustre le besoin urgent de protection exprimé par les Français·es». Elles comptent bien s’en saisir pour «rappeler à l’État sa mission de protection de sa population» et réclament la mise en œuvre de 30 actions concrètes. Parmi elles, une cessation immédiate d’activité pour les travailleur·ses exposé·es aux fortes chaleurs, l’instauration d’un droit effectif à l’eau potable ou encore la prise en charge systématique par les assurances des maisons fissurées par le phénomène de retrait-gonflement des argiles.










