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Les pompiers mettent leur santé en danger ; ils exigent que l’on reconnaisse les maladies liées à leur métier.

Intoxications, cancers… Le parcours du combattant des pompiers pour faire reconnaitre leurs maladies professionnelles
Fumée tue. Exposé·es aux fumées toxiques et aux températures brûlantes, les pompier·es peinent à faire reconnaître leurs cancers en maladies professionnelles. Un sujet tabou qui sera au centre de leurs revendications lors de la manifestation du 29 septembre à Paris.
L’annonce est tombée comme un coup de massue, au cours d’un scanner de routine en octobre 2025. Ce jour-là, Mathieu (son prénom a été modifié), sapeur-pompier professionnel en région parisienne depuis plus de vingt-cinq ans, est diagnostiqué d’un cancer du rein. Le père de famille passe par toutes les émotions.
Jamais, pourtant, il ne fait le lien entre sa maladie et son métier. «Avant, on ne parlait pas des maladies professionnelles ; c’est apparu tard, quand on a commencé à parler de la toxicité des fumées», rembobine-t-il. Depuis un an, il se bat contre vents et marées pour faire reconnaître son cancer en maladie professionnelle.

En 2022, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé l’exposition professionnelle des pompier·es comme cancérigène pour l’humain. La France a connu de récentes avancées. Fin 2025, les mésothéliomes (qui touchent les organes internes, majoritairement les poumons) et les cancers de la vessie ont été ajoutés au tableau des maladies professionnelles. Celui-ci comprenait déjà le carcinome hépatocellulaire (cancer du foie) et le carcinome du nasopharynx (cancer de la gorge).
Pour autant, associations comme pompier·es estiment que la France reste en retard sur la question de la reconnaissance des maladies professionnelles dans cette corporation. Leur meilleure prise en compte est justement l’une des revendications des syndicats de pompier·es, qui ont appelé à la grève pendant six semaines et à déambuler dans les rues de Paris le 29 septembre.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Valentin Baudin et tout comprendre aux revendications des pompier·es.

· Ce vendredi, Airparif révèle que la zone à trafic limité dans le centre de la capitale, ainsi que les aménagements routiers près de la porte Maillot, apportent «des bénéfices» à la qualité de l’air. Le trafic a diminué de 18% à 29% dans le cœur de la ville, ce qui a permis une baisse de la concentration de dioxyde d’azote, un polluant rejeté dans l’atmosphère par les voitures. Ces mesures n’ont pas entraîné de report du trafic ni de la pollution dans d’autres quartiers.
· Jeudi, lors d’un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le premier ministre népalais Balendra Shah a demandé aux États d’intensifier leurs efforts pour aider son pays à s’adapter au changement climatique. Il y a un mois, l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne entraînait l’une des pires catastrophes de l’histoire du Népal, avec 1 400 morts et 5 700 disparu·es.
· Jeudi encore, l’Office national des forêts a rapporté que 98 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, un record depuis 1976. Le territoire hexagonal a connu 21 000 départs de feu. Canicules et sécheresses ont aggravé les incendies, dont la saison devient plus longue avec le réchauffement climatique.



350
Atome ou à raison. L’EPR de Flamanville, dernier-né des réacteurs nucléaires français, sera mis à l’arrêt samedi pour une opération de réparation qui durera au moins 350 jours et coûtera plusieurs centaines de millions d’euros. En deux ans de fonctionnement, le réacteur n’a jamais atteint les performances annoncées. Flamanville 3 a été raccordé au réseau le 21 décembre 2024, après d’innombrables déboires, douze ans de retard et une facture multipliée par sept. L’arrêt «réglementaire» qui commence demain est imposé à tous les nouveaux réacteurs dans les trente mois suivant leur mise en route. Mais celui de Flamanville 3 sera exceptionnellement long et coûteux car il prévoit le remplacement de l’immense couvercle d’acier qui ferme la cuve du réacteur, défectueux depuis l’origine.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité du décryptage d’Anne-Claire Poirier et revenir sur les débuts chaotiques du réacteur.

De Tours à La Rochelle, Léa Navarro vogue pour la science et contre les déchets plastiques : «On a besoin de rêver pour pouvoir lutter»
L’amer à boire. La militante écologiste Léa Navarro est embarquée jusqu’au 3 octobre dans un périple le long de la Loire et de l’océan Atlantique, en canoë puis en vélo, sur la trace de nos déchets plastiques. Pendant un mois, cette adepte des sciences participatives récolte des données sur les détritus qu’elle ramasse dans l’environnement. «On a toutes les raisons d’être pessimistes pour l’avenir, mais on doit se mettre en mouvement», encourage-t-elle. La jeune femme espère que l’année présidentielle permettra de politiser les sujets liés à cette pollution. En attendant, elle rencontre les maires croisé·es sur son chemin afin promouvoir des actions concrètes comme le retour de la consigne.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de l’article de Clément Gousseau et découvrir l’odyssée de Léa Navarro.


Le changement climatique va-t-il aggraver nos gueules de bois ?
Ceps chaud. Ophélie Damblé, alias Ta Mère nature, nous explique comment les étés toujours plus chauds font mûrir les raisins plus vite, les rendent plus sucrés et augmentent le degré d’alcool dans les bouteilles de vin. Une affaire de changement climatique… mais pas que.

+ Valentin Baudin, Rémy Calland, Ophélie Damblé, Clément Gousseau, Mathilde Picard, Anne-Claire Poirier et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.







