Près de six milliards de poissons, crustacés et méduses sont victimes des centrales nucléaires françaises chaque année, selon un rapport du réseau Sortir du nucléaire publié ce lundi. En cause : le système de refroidissement des centrales, détaille Le Monde. Pour éviter la surchauffe, les réacteurs prélèvent de grandes quantités d’eau dans les milieux naturels. Des organismes marins (œufs, larves, méduses, poissons et invertébrés) sont alors aspirés et subissent, une fois piégés, chocs thermiques, chimiques (traitement à la javel) et mécaniques, voire meurent de suffocation à l’air libre. 

La mortalité varie entre les espèces mais peut atteindre 100%. Ces données sur la létalité due au parc nucléaire français proviennent d’études réalisées par l’énergéticien EDF lui-même. La construction de quatre nouveaux réacteurs à Penly (Seine-Maritime) et à Gravelines (Nord) devrait encore alourdir ce bilan.

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