«L’appel de l’Océan», de David Attenborough : un documentaire stupéfiant dans l’insoutenable légèreté des profondeurs marines

Oh, c’est grand !
À 99 ans, le naturaliste britannique signe un film majuscule sur la biodiversité océanique, qui sort ce dimanche sur National Geographic et Disney +. Une heure trente d’images à couper le souffle, qui se veulent un héritage dans la lutte contre les activités extractives en mer.

Des dizaines de poissons apeurés fuyant à toute vitesse, un gigantesque filet à leur poursuite, tenu par des structures en métal qui brisent toutes les roches sur leur passage… Pour la première fois, un engin de chalut a été filmé en action depuis les fonds marins, du point de vue des espèces chassées.

Extrait de «L’appel de l’Océan», de David Attenborough. © The Walt Disney Company

Ces images inédites, partagées massivement sur les réseaux sociaux, proviennent du tout nouveau documentaire écrit et présenté par Sir David Attenborough : L’appel de l’Océan. À 99 ans, le célèbre naturaliste britannique dévoile un film bouleversant sur la biodiversité marine, réalisé par Toby Nowlan, Keith Scholey et Colin Butfield. Diffusé en version originale le 8 mai – jour de l’anniversaire de David Attenborough –, L’appel de l’Océan sort en français ce dimanche à 18h20 sur Disney+ et National Geographic.

Rendre visible l’invisible

En cette journée mondiale de l’océan, et à la veille de l’ouverture d’une conférence mondiale sur le sujet à Nice (notre article), cette heure et demie de film nous embarque à la découverte des écosystèmes marins dans ce qu’ils ont de plus riche et varié : forêts et montagnes sous-marines, profondeurs obscures, ballet de poissons en surface…

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Des très menacés récifs de corail (notre article) aux microscopiques – et pourtant si utiles –phytoplanctons, en passant par les colonies géantes d’albatros, les images nous transportent parmi les différentes mers du monde. Le tout avec une qualité et une proximité époustouflante.

La bande-annonce du documentaire. © National Geographic

Du haut de son (presque) siècle d’existence, David Attenborough narre sa vision des océans, «l’endroit le plus important sur Terre». Surtout, il s’attache à montrer la destruction méthodique de ces joyaux de biodiversité par la pêche industrielle, avec le soutien juridique et financier de nombreux États.

L’appel de l’Océan est aussi une histoire d’hommes et de femmes engagé·es partout à travers la planète, et de solutions qui fonctionnent pour protéger les mers. On ne peut donc que conseiller le visionnage de ce beau documentaire… particulièrement aux dizaines de chef·fe d’État qui se retrouveront à Nice, du 9 au 13 juin, pour discuter de l’avenir de l’océan.

«David Attenborough : L’appel de l’Océan», présenté et écrit par David Attenborough, coproduit par Silverback Films et Open Planet Studios. Sortie en France le 8 juin sur Disney+, et diffusé sur la chaîne National Geographic à 18h20 ce même jour.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, en matière de pollution comme de climat, notre gouvernement protège davantage les intérêts des industriels que notre santé et l’avenir de nos enfants.

Alors que le débat démocratique est pollué comme jamais, nos journalistes ont un rôle inédit à jouer. 

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe d’enquête et solutions spécialisée dans la santé et les pollutions, et va se renforcer sur le climat.

Objectif : + 5 000 membres du Club avant le 14 juin pour créer ensemble un journalisme qui nous protège.

C'est parti