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Heureux événement dans les forêts vosgiennes : quatre jeunes de grands tétras accompagnés de leur mère ont été découverts par un randonneur le 4 août. La femelle, nommée Nora, avait été relâchée en 2024 dans le cadre du programme de réintroduction de l’espèce mené par le parc naturel régional des Ballons des Vosges, qui a confirmé la nouvelle jeudi. Depuis le démarrage de l’opération il y a deux ans, il s’agit du premier cas de reproduction réussie dans le massif, où le «coq de bruyère» a quasiment disparu (notre article). La nouvelle arrive à point nommé pour le parc : avec au moins 12 oiseaux morts (sur 33 relâchés), le projet bat de l’aile, le ministère de la transition écologique évoquant même auprès de Reporterre «l’achèvement du programme à l’issue de sa période de validité actuelle», jusqu’en 2029.

Le réchauffement climatique risque d’augmenter considérablement les superficies affectées par les incendies en Europe, selon une étude de l’Institut de recherche de Potsdam (Allemagne) publiée jeudi. Dans un scénario de faibles émissions de gaz à effet de serre, ce serait 39% supplémentaire par an qui partiraient en fumée d’ici la fin du siècle, contre 192% de plus dans le scénario de l’augmentation la plus élevée.
«Envole-moi» : un podcast estival pour (re)découvrir les oiseaux qui nous entourent. La chouette effraie, la mésange bleue, le martinet noir, ou cette semaine l’alouette des champs : cet été, le podcast Chaleur humaine du journal Le Monde explore le monde merveilleux – et menacé – des oiseaux de notre quotidien. Une véritable fresque sonore, qui mêle chants mélodiques et récits ornithologiques.

Petite fleur blanche typique des cultures de céréales, la nigelle des champs a été redécouverte dans la Sarthe en juillet, près de 150 ans après sa dernière observation dans le département. En danger critique d’extinction en France, cette plante s’est raréfiée au cours des dernières décennies avec la modification et l’intensification des pratiques agricoles (usage d’herbicides, labours profonds…), explique le conservatoire botanique national de Brest (Finistère), à l’origine de la découverte.

La canicule du 3 au 22 juillet a provoqué 1 243 décès supplémentaires, rapporte Santé publique France ce mercredi. Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent les trois quart de ces morts en excès, même si le phénomène concerne toutes les classes d’âge à partir de 45 ans. L’ensemble des régions, hormis la Corse, ont été concernées durant le mois de juillet le plus chaud depuis le début des mesures en 1900. Pendant la canicule de juin, l’institution avait comptabilisé 5 764 décès supplémentaires.
Le dérèglement climatique causé par les activités humaines est largement responsable des vagues de chaleur extrêmes que connaissent les mers et océans européens cet été, révèle ce mercredi une étude du World weather attribution, un réseau international de scientifiques. De la mer Méditerranée au golfe de Gascogne, les eaux de surface ont connu parfois des températures plus de six degrés Celsius au-dessus de la normale. Des canicules marines mortelles pour de nombreuses espèces.