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Un an après le feu qui a détruit leurs maisons, ces habitants luttent contre le sentiment d’abandon.

Une «blessure invisible» : un an après l’incendie à Marseille, la lente reconstruction psychologique des victimes
Ardent contre toi. Alors que d’importants feux font rage dans le sud de la France depuis plusieurs jours, Vert est allé à la rencontre de victimes d’un incendie dans le nord de Marseille survenu en 2025. Il y a un an jour pour jour, les habitant·es du quartier de l’Estaque ont vu 750 hectares partir en fumée. Un sinistre qui laisse de lourdes traces psychologiques.
Depuis sa terrasse, Dominique Laurent-Crippa domine le vallon du Marinier, quartier paisible du nord de Marseille (Bouches-du-Rhône). Au loin, la mer complète ce paysage de carte postale. En cette chaude première journée de juillet, le vent souffle en rafales. La femme de 64 ans au teint bronzé n’est pas tranquille : «Quand il y a du vent, je suis en état de vigilance», décrit-elle. Des pins aux cimes calcinées bordent sa maison. L’un d’eux tangue de gauche à droite en grinçant. Les brises d’Éole balayent ses cheveux foncés et ramènent inlassablement la retraitée à l’incendie du 8 juillet 2025.






