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Un an après le feu qui a détruit leurs maisons, ces habitants luttent contre le sentiment d’abandon.

Une «blessure invisible» : un an après l’incendie à Marseille, la lente reconstruction psychologique des victimes
Ardent contre toi. Alors que d’importants feux font rage dans le sud de la France depuis plusieurs jours, Vert est allé à la rencontre de victimes d’un incendie dans le nord de Marseille survenu en 2025. Il y a un an jour pour jour, les habitant·es du quartier de l’Estaque ont vu 750 hectares partir en fumée. Un sinistre qui laisse de lourdes traces psychologiques.
Depuis sa terrasse, Dominique Laurent-Crippa domine le vallon du Marinier, quartier paisible du nord de Marseille (Bouches-du-Rhône). Au loin, la mer complète ce paysage de carte postale. En cette chaude première journée de juillet, le vent souffle en rafales. La femme de 64 ans au teint bronzé n’est pas tranquille : «Quand il y a du vent, je suis en état de vigilance», décrit-elle. Des pins aux cimes calcinées bordent sa maison. L’un d’eux tangue de gauche à droite en grinçant. Les brises d’Éole balayent ses cheveux foncés et ramènent inlassablement la retraitée à l’incendie du 8 juillet 2025.
Le mistral soufflait fort ce jour-là, quand les flammes ont ravagé 750 hectares entre les Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) et le quartier de l’Estaque, au nord de la cité phocéenne. Dominique Laurent-Crippa a eu peur d’y rester. La fumée jaunâtre, dense, qui coupe la respiration, a avalé le vallon du Marinier.

Une fois la catastrophe passée, les victimes se retrouvent, du jour au lendemain, assaillies par un flot d’angoisses et de questions. Jusqu’à 60% des adultes pourraient souffrir de stress post-traumatique six mois après un feu de forêt, selon une étude publiée en 2024 dans The Lancet, revue scientifique de référence. Dominique Laurent-Crippa redouble désormais d’attention : quand quelqu’un fume dehors, elle regarde si la pelouse est sèche ; elle débroussaille ses haies à la main, pour ne pas utiliser de machines… «C’est de l’anxiété», souligne la mère de famille, installée à l’Estaque en 1991. L’approche d’un nouvel été sec et chaud ravive les craintes de tout un quartier marqué par le passage des flammes.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Valentin Baudin à Marseille.

· Sur dix crèmes solaires testées par Que choisir ensemble et vendues sur les plateformes Temu, Shein et AliExpress, neuf sont non conformes, nous apprend l’association ce mercredi. Trois d’entre elles contiennent du 4-MBC, une substance interdite dans l’Union européenne car elle perturbe le système hormonal. Six autres ne protègent pas assez, voire pas du tout, des rayons UV. Vous trouverez dans cet article de Vert toutes les informations pour choisir une lotion respectueuse de votre santé et de l’environnement.
· Ce mercredi encore, la Défenseure des droits Claire Hédon fustige la gestion par les autorités de la manifestation de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) du 25 mars 2023 contre les mégabassines. Dans une décision publique, elle déplore «une logique de confrontation» et «des ordres illégaux d’effectuer des tirs tendus». Le rassemblement avait fait 250 blessé·es, majoritairement parmi les militant·es.
· Plus de la moitié des nappes phréatiques hexagonales et corses ont des niveaux sous la normale saisonnière, a prévenu le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mardi. La diminution de ces grandes réserves d’eau est «sévère», selon l’hydrogéologue David Ratheau. En cause : le manque criant de pluie, alors que la France connaît des canicules successives. En parallèle, la vague de chaleur historique du mois de juin a entraîné une hausse de 15 à 25% de la consommation d’eau, principalement due à l’agriculture et à l’élevage, selon la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

· Mardi encore, l’ONG PAN Europe a révélé qu’elle avait retrouvé des pesticides aussi classés comme PFAS dans 58% des fraises commercialisées sur le continent qu’elle a analysées. Ces molécules sont toxiques et ultra-persistantes dans notre corps et l’environnement. Parmi tous les pesticides identifiés, l’association a également relevé, au sein des 41 échantillons venant de onze pays différents, la présence de substances qui perturbent le système hormonal, telles que le fludioxonil ou le cyprodinil.


«En grandissant, j’ai vu ma culture disparaître» : la lutte des Polynésiens face à la privatisation des plages et au surtourisme
Atolls ou à raison. Depuis le 11 mai, des habitant·es de l’île polynésienne de Raiatea campent sur l’îlot voisin de Horea, le dernier encore public de leur district, dont l’accès est menacé par la construction d’un restaurant. La mobilisation s’inscrit dans un large mouvement de lutte contre la privatisation des plages et espaces littoraux, grignotés par le surtourisme et la spéculation foncière de promoteurs internationaux et locaux. Temoana Poole a fondé l’association Keep Moorea wild pour protester contre les pressions environnementales : «Moi, sur mon île, j’ai le choix d’aller au travail pour acheter de la nourriture au magasin, ou de me nourrir dans mon lagon et mes forêts fruitières – et ça, c’est magnifique. Plus on détruit nos terres, plus on enchaîne les Polynésiens à ce système venu d’ailleurs.»
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de cet article d’Isya Okoué Métogo et comprendre comment les habitant·es luttent contre la privatisation de leurs îles.




Camille Étienne : «Ce qui donne le plus d’espoir, c’est d’obtenir de vraies victoires»
Résister Act. Dans cet épisode exceptionnel de notre podcast, Loup Espargilière, directeur de la rédaction de Vert, reçoit l’activiste Camille Étienne. On a parlé des grands problèmes de ce monde : le climat, les pollutions au cadmium, aux PFAS, aux pesticides… Mais aussi et surtout des moyens d’agir, de résister, d’interpeller les politiques et d’enrayer la montée du fascisme. Un grand merci d’avoir suivi cette première saison de «C’était mieux après», on se retrouve à la rentrée !

+ Valentin Baudin, Margot Desmons, Loup Espargilière, Isya Okoué Métogo, Mathilde Picard, Anne-Claire Poirier et Sanaga ont contribué à ce numéro.






