Édition du 12 juin 2026

Ramenez la coupe à la raison

⏰ J-2 : Contre leurs pollutions, vous êtes la solution. Rejoignez le Club de Vert avant le 14 juin !

Chères toutes et chers tous,

🗞️ Quel est votre jeu de mots préféré paru dans Vert ces derniers jours ? La semaine dernière, Les doigts dans la crise l’a emporté, avec 59,4% de vos suffrages.

À vos votes !

🍝 Carbone à ras

🌱 Ils sèment à la folie

🥵 Chaleur tourmente

👔 Fringue sur la tempe

⏰ J-2 : il ne reste que DEUX JOURS pour nous rejoindre et construire ensemble une équipe d’enquête sur les questions de santé et de pollution.

Objectif : 5 000 nouvelles et nouveaux membres d’ici dimanche ! On compte sur vous pour partager notre campagne au maximum tout le week-end ! Merci infiniment pour votre soutien sans faille, vous êtes les artisans de ce succès qui s’annonce 💚


Le Mondial s’annonce dément : la question climatique reste sur le banc.


Coupe du monde de football 2026 : chaleur extrême, pollution… pourquoi ce Mondial sera celui de tous les (pires) records

Ballon fond. Organisée pour la première fois à l’échelle de l’Amérique du Nord, la Coupe du monde de football a débuté jeudi au Mexique, avant de s’étendre aux États-Unis et au Canada. Ce mondial de la démesure, le plus lucratif de l’histoire pour la Fifa, s’apprête aussi à battre des records de pollution et à exposer joueurs comme spectateur·ices à de multiples risques pour la santé.

«Ce sera simplement et à jamais le plus grand événement de l’histoire de l’humanité.» Tels étaient les mots de Gianni Infantino, le président de la Fifa (la fédération internationale de football), au sujet de la Coupe du monde 2026, en décembre dernier.

Sur un point au moins, le dirigeant suisse pourrait avoir raison : l’édition nord-américaine qui s’est ouverte jeudi s’annonce comme celle de tous les superlatifs. Organisée dans 16 villes réparties entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, elle devrait attirer 6,5 millions de spectateur·ices dans les stades, selon l’instance.

Cette Coupe du monde devrait aussi être la plus polluante de l’Histoire, selon le laboratoire d’idées New weather institute. La très controversée Coupe du monde 2022 au Qatar avait déjà généré 5,25 millions de tonnes d’équivalent CO2 (tCO2e), selon le New weather institute. L’édition 2026 pourrait faire encore pire, avec neuf millions de tCO2e, d’après les estimations du laboratoire d’idées. C’est autant que les émissions annuelles de gaz à effet de serre d’un pays comme Chypre.

Elle concentrera également plusieurs facteurs de risque pour la santé des joueurs et des spectateur·ices, en raison notamment des fortes chaleurs attendues et des événements climatiques extrêmes potentiels.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Clément Gousseau et connaitre le détail des tristes records battus par cette Coupe du monde.

· Jeudi, Laurent Duplomb (Les Républicains) et deux autres sénateurs ont déposé un amendement au projet de loi d’urgence agricole (LUA) visant à réautoriser l’acétamipride et le flupyradifurone. Ces deux pesticides sont interdits en France en raison de leurs impacts sur la biodiversité. Cette mesure, qui figurait déjà dans la décriée loi Duplomb, avait été censurée par le Conseil constitutionnel en août – après une vaste mobilisation de la société civile et une pétition à plus de deux millions de signatures. – Lire notre article

Paris, le 11 février 2025. Depuis plusieurs mois, Laurent Duplomb tente par tous les moyens de faire réautoriser l’acétamipride pour certaines cultures. © Alain Jocard/AFP

 Il avait été sollicité pour avis après le pourvoi en cassation de plusieurs associations contre la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse de réautoriser le projet. Le rapporteur motivera son avis le 15 juin devant les magistrats du Conseil d’État, qui devront rendre d’ici fin juin leur décision définitive sur l’avenir de cette autoroute en construction entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn). La droite et l’extrême droite se sont largement mobilisées en faveur du texte, contrairement au bloc central et à la gauche, qui ont voté contre (à l’exception des élu·es d’outre-mer). La proposition de loi avait été largement adoptée par le Sénat en janvier, contre l’avis du gouvernement et des ONG environnementales telles que Bloom ou Greenpeace, qui dénonçaient . 

Cadmium, cancers pédiatriques, PFAS… Toutes ces fois où le RN a voté contre la santé des Français à l’Assemblée

Queue de poison. Depuis qu’il est devenu le premier groupe à l’Assemblée nationale après les législatives de 2024, le Rassemblement national vote systématiquement contre les textes qui protègent la santé des Français·es. Après les PFAS, les cancers infantiles ou les pesticides, les député·es d’extrême droite ont voté contre le texte pour réduire notre contamination au cadmium, le 3 juin. «Il y a une vraie incohérence, estime Jordan Allouche, spécialiste des lobbies et fondateur d’Écolobby. Le RN, a contrario de son discours sur la préservation des agriculteurs et du grand public, est une courroie de transmission des intérêts industriels les plus polluants.»

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Théo Mouraby et découvrir toutes les fois où le RN s’est opposé à notre santé depuis deux ans.

Les député·es RN Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy, à l’Assemblée nationale, le 12 mai dernier. © Arthur N. Orchard/Hans Lucas via AFP

Perturbateurs endocriniens et substances toxiques pour la reproduction : votre parfum préféré est-il nocif pour la santé ?

Parfum justifie les moyens. Vaporiser quelques notes de parfum semble anodin, et pourtant : phtalates, muscs synthétiques et filtres UV se glissent dans les flacons des plus grandes marques. Ces substances sont suspectées d’être des perturbateurs hormonaux. Chez l’humain, elles sont associées à des troubles de la croissance, du développement sexuel ou neurologique, à des problèmes de reproduction, au diabète, à l’obésité et à certains cancers hormono-dépendants (sein, prostate, thyroïde). «Les perturbateurs endocriniens sont partout : alimentation, objets du quotidien, produits ménagers. Mais les cosmétiques sont une source importante de contamination, car on les applique directement sur la peau, parfois sans rinçage», explique Mélanie Popoff, médecin experte en santé environnementale.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Raphaëlle Vivent et connaître précisément les risques associés à chaque ingrédient.

«Julien Lombric», épisode 3 : l’inspecteur à la recherche de ceux qui polluent la terre rencontre le sénateur Laurent Duplomb

Le ver de trop. Dans les deux premiers volets de son enquête, votre ver de terre préféré demandait des comptes à la FNSEA et à TotalEnergies. Cette fois-ci, Julien Lombric suit la piste de l’acétamipride – le pesticide qui a pollué sa terre et décimé sa famille – et fait la rencontre de… Laurent Duplomb ! Le sénateur Les Républicains prônait il y a quelques mois la réautorisation de cette substance dans la loi qu’il portait.

© Vert

+ Moustafa Benaïbout, Rémy Calland, Margot Desmons, Esteban Grépinet, Théo Mouraby, Zoé Moreau, Anne-Claire Poirier, Antoine Poncet et Raphaëlle Vivent ont contribué à ce numéro.