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Face au changement climatique, la SNCF doit vite trouver d’autres chemins de faire.

Canicules, incendies, inondations : comment la SNCF adapte son réseau au changement climatique
Caténaires à vif. À mesure que le dérèglement du climat s’intensifie, le réseau ferroviaire doit apprendre à résister aux canicules, aux incendies, aux inondations et aux épisodes de gel. Un défi majeur pour la SNCF, qui ne manque pas d’idées mais qui se heurte à l’ampleur des investissements nécessaires.
Jusqu’à 3h30 de retard en raison des incendies dimanche, 10% des trains supprimés fin juin sous l’effet des fortes chaleurs, d’autres immobilisés en pleine voie sans climatisation : les événements extrêmes qui se multiplient sous l’effet du changement climatique mettent le réseau ferroviaire à rude épreuve. Entre 2011 et 2023, les retards imputables aux intempéries ont augmenté de 35%, tandis que le nombre de trains supprimés a été multiplié par cinq, selon une étude de la SNCF. La tendance risque de s’aggraver. D’ici 2100, les perturbations ferroviaires liées au dérèglement du climat pourraient être huit à onze fois plus nombreuses qu’aujourd’hui, estime la Cour des comptes.

Ces derniers temps, ce sont les effets des fortes chaleurs qui font le plus parler. «Sous le soleil, tout ce qui est en métal se dilate», résume Lucile Ramackers, consultante en mobilité ferroviaire indépendante. C’est le cas des rails, composés majoritairement d’acier. Les câbles d’alimentation des trains, les caténaires, se dilatent aussi. Si la chaleur est trop importante, ils s’affaissent ou se décrochent, ce qui coupe l’alimentation électrique et perturbe la circulation.
Pour Anne Guerrero, directrice déléguée à la transition écologique du groupe SNCF, le premier levier d’adaptation au changement climatique consiste à «renforcer la surveillance et l’entretien des ouvrages». Le groupe étudie également les solutions déployées à l’étranger. Il a notamment testé la peinture blanche sur les rails, utilisée en Italie, en Allemagne et en Belgique.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Lilou Hiver et découvrir les autres solutions du rail tricolore pour affronter les canicules.

· Jeudi, quatorze député·es et sénateur·ices réuni·es en commission mixte paritaire ont trouvé un accord sur le décrié projet de loi d’urgence agricole (notre décryptage). Le texte doit à présent être soumis à un ultime vote à l’Assemblée nationale, lundi soir, puis au Sénat mardi, mais son adoption définitive n’est pas garantie. La copie finale comporte plusieurs mesures controversées sur les pesticides (avec la réintroduction de l’acétamipride, notamment) ou sur l’eau, et la gauche a déjà annoncé s’y opposer. – Lire notre article
· Mercredi, les préfectures du Tarn et de la Haute-Garonne ont modifié l’autorisation environnementale de l’A69 afin de régulariser l’occupation illégale de terrains hors du périmètre officiel du chantier. Selon les opposant·es au projet d’autoroute entre Toulouse et Castres, le concessionnaire empiète sur 92 hectares en trop. Les préfectures ont précisé que la procédure pénale ouverte en décembre contre ces emprises illégales était toujours en cours puisque l’autorisation aurait dû être obtenue avant l’occupation des parcelles.
· Entre le 23 et le 30 mai, alors que le pays traversait une vague de chaleur exceptionnelle par sa précocité, l’Observatoire des médias sur l’écologie a recensé 62 cas de mésinformation climatique dans les programmes audiovisuels d’information dédiés au climat. C’est cinq fois plus que la moyenne hebdomadaire (de 13 cas) observée en 2025. Fin mai, ces informations fallacieuses se sont concentrées dans huit chaînes et radios, en tête desquelles CNews, Sud Radio et Europe 1. – Lire notre article



Particules fines, monoxyde de carbone… Quand les fumées des incendies nuisent à notre santé
Tousseux tout flamme. Les flammes dévorent les forêts ; les fumées, elles, s’attaquent à notre organisme. Ces panaches issus de la combustion du bois peuvent faire grimper la concentration de particules fines dans l’air. Une hausse de 150 à 300 microgrammes par mètre cube (µg/m3), et jusqu’à 500 µg/m3 lors des épisodes les plus sévères et dans les zones habitées exposées, selon plusieurs études. Cette semaine, le feu de Fontainebleau (Seine-et-Marne) a engendré une pollution de 400 µg/m3 en moyenne horaire, selon les données d’Airparif. «De mémoire de prévisionniste, on n’avait pas enregistré de tels niveaux de pollution depuis dix ans», rapporte Le Monde. Ces particules «pénètrent profondément les voies respiratoires et peuvent toucher, outre les poumons, le cœur et d’autres organes», explique à Vert Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l’Inserm.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Zoé Moreau et découvrir les autres polluants qui se cachent dans les fumées des incendies.

«Les racines des pins sont à nu, les plantes ont disparu» : à Marseille, le défi de la protection des calanques, stars des réseaux sociaux
Bonne mer. Écrin naturel aux portes de la métropole marseillaise, le parc national des Calanques souffre du surtourisme. L’été, jusqu’à 2 500 personnes s’entassaient chaque jour dans la calanque de Sugiton, l’une des plus accessibles depuis la cité phocéenne. Résultat, «les racines des pins sont à nu, les plantes de la garrigue ont disparu et les pentes s’érodent», montre Julian Virlogeux, chef du service Gestion et préservation du parc national. Alors, depuis 2022, son accès est régulièrement limité à 400 personnes quotidiennes, qui doivent obligatoirement réserver sur internet. Cette restriction entre en vigueur les week-ends à partir de mi-juin ; et tous les jours de la semaine entre fin juin et fin août.
👉 Cliquez ici pour lire en intégralité ce reportage de Pierre Isnard-Dupuy dans les calanques de Marseille, deuxième épisode de notre série d’été.


«J’ai tout perdu» : dans les Pyrénées-Orientales, un projet de ferme autonome ravagé par les flammes
Tout feu, tout larmes. L’incendie qui a déferlé sur une partie des Pyrénées-Orientales au début du mois de juillet a détruit l’exploitation agricole de Tom Poulot à Vinça. Depuis six ans, il construisait seul une ferme autonome qui mêlait maraîchage, verger et élevage de poulets. Vert l’a rencontré.

+ Margot Desmons, Clément Gousseau, Pierre Isnard-Dupuy, Lucas Martin-Brodzicki, Zoé Moreau, Mathilde Picard, Anne-Claire Poirier, Antoine Poncet et Kim Vaillant ont contribué à ce numéro.







