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Alors que TotalÉnergies engrange les profits, le gouvernement ne veut surtout pas taxer son enfant chéri.

Superprofits de TotalEnergies : pourquoi Sébastien Lecornu et son gouvernement refusent de taxer le géant français du pétrole
Baril de la tentation. Alors que la multinationale engrange des profits exceptionnels grâce à la guerre, le gouvernement français refuse d’intervenir et se contente d’appeler TotalEnergies à être «généreux».
Face aux exceptionnels profits générés par les entreprises pétrogazières depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement ne «s’interdit rien», selon sa porte-parole Maud Bregeon. Mais force est de constater qu’il ne fait rien non plus.
Sur le cas emblématique de TotalEnergies, qui a dégagé en trois mois près de 5 milliards d’euros de profits – et dont 70% seront reversés à ses actionnaires –, la gauche a multiplié les propositions de loi pour capter ces superprofits (écologistes), bloquer les prix et encadrer les marges (communistes) ou encore nationaliser la multinationale (LFI). «Le gouvernement, lui, refuse absolument d’être prescriptif», s’agace Fanny Petitbon, de l’ONG 350.org.

Plusieurs ministres sont en revanche monté·es au créneau pour dénoncer vigoureusement le «Total bashing» que subirait la firme. «Je n’aime pas beaucoup, dans le débat public ou sur les réseaux sociaux, le Total bashing, parce que c’est une entreprise française qui emploie des Français. Elle marque aussi une part des intérêts stratégiques du pays, ne nous tirons pas une balle dans le pied», a ainsi plaidé mercredi dernier le premier ministre, Sébastien Lecornu, devant les parlementaires.
Ce dernier a demandé dimanche au géant pétrolier d’envisager «un plafonnement généreux [des prix à la pompe] qui peut redevenir intéressant pour les consommateurs français». Dans la foulée, la multinationale a annoncé maintenir en mai le plafonnement qu’elle pratique depuis le 8 avril dans ses 3 300 stations-service en France : 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros pour le diesel. Plafonnement qu’elle menace de suspendre si d’aventure le gouvernement décidait d’instaurer une taxe sur ses superprofits. Une manœuvre redoutable pour s’assurer le statu quo.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cette analyse d’Anne-Claire Poirier.

· Mardi, la Norvège a proposé d’augmenter l’extraction de pétrole et de gaz au large de ses côtes pour assurer la sécurité d’approvisionnement de ses voisins européens. Devenu le premier fournisseur de gaz de l’Union européenne depuis 2022, le pays a indiqué qu’il allait relancer l’activité de trois vieux champs gaziers en mer du Nord et ouvrir de nouvelles zones d’exploration. Une décision contre laquelle l’Agence norvégienne de l’environnement a mis en garde, d’autant que la prospection sur les côtes est interdite. - Le Monde
· Mardi encore, l'activité d'un élevage de porcs à Lannilis (Finistère) a été suspendue en urgence après un signalement de maltraitance animale par L214. D’après l’association de défense des animaux, des cochons blessés ou malades sont entassés dans des étables surchargées et dans lesquelles se trouvent parfois encore des cadavres ou des ossements. Le parquet de Brest a ouvert une enquête. - Ici Breizh Izel

Selon les scientifiques, une fois qu’elles sont dans l’atmosphère, elles absorbent la lumière du soleil et en stockent l’énergie, ce qui entraîne un réchauffement de l’air ambiant. La Méditerranée et les zones océaniques avec une forte concentration de déchets plastiques sont les plus touchées. - Libération


«Une économie de la flemme» : dans nos supermarchés, le plastique est toujours roi
Lard plastique. Faire ses courses sans être confronté à une horde de produits recouverts de plastique relève d’un vrai défi. Face à ce constat, les associations No plastic in my sea et Que choisir ensemble (ex-UFC Que Choisir) ont fait un état des lieux de la dépendance de la grande distribution à ces emballages, publié ce mercredi. Alors que la loi Climat et résilience de 2021 fixe un objectif de 20% de produits sans emballage d’ici 2030, et que la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) de 2020 impose la fin progressive des plastiques à usage unique à horizon 2040, le résultat montre que les pratiques ont peu évolué et que des tendances contradictoires se sont développées. Dans près d’un supermarché sur deux, des fruits prédécoupés, épluchés et emballés sous plastique sont à la vente.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Lilou Hiver.


L’Agence de la transition écologique pourrait-elle disparaître ? Plus de 250 associations lui apportent leur soutien
Ademe mi-mot. Dans une tribune publiée mardi dans le Nouvel Obs, plus de 250 associations (Greenpeace, Oxfam…) et personnalités alertent face à la possible «extinction» de l’Agence de la transition écologique (Ademe). Le projet de loi «visant à renforcer l’État local» envisage de placer les directions régionales de l’agence sous l’égide des préfets. Les salarié·es se retrouveraient ainsi soumis·es à leur autorité hiérarchique. Elles et ils redoutent que leurs missions environnementales passent après une logique administrative. Elles et ils dénoncent également la possibilité d’être muté·es sans leur consentement. «La combinaison de ces dispositions revient à diluer l’expertise de ses personnels dans des structures qui ne disposent ni de leur savoir-faire technique et scientifique, ni de leur ancrage local», s’inquiètent les signataires de la tribune. - Le Nouvel Obs

La philosophe du vivant Vinciane Despret nous invite à «interroger le point de vue des animaux»
Vivant de fraicheur. Avec «À voix nue», l’émission de France culture, embarquez pour une traversée au long cours dans la pensée de Vinciane Despret. Celle qui souhaite «interroger le point de vue des animaux» et «leur poser des questions qu’on ne leur avait jamais posées jusque-là», se livre au micro de Caroline Broué sur sa manière singulière de faire de la philosophie.

+ Rémy Calland, Lilou Hiver, Antoine Poncet et Coline Vigot ont contribué à ce numéro.
