
«La désinformation s’organise. Nous aussi.» Le slogan de la plateforme Droit à l’info est on ne peut plus clair. Ce site vise à épingler rapidement les déclarations fallacieuses et a été lancé en vue de l’élection présidentielle de 2027, ont annoncé jeudi le média de vérification Les Surligneurs et l’association anti-désinformation climatique Quota climat.
Par des outils d’analyse automatisée à grande échelle, il s’agit de détecter «au plus tôt les récits émergents susceptibles de relever de la désinformation», précisent Eva Morel, secrétaire générale de Quota climat, et Vincent Couronne, directeur général des Surligneurs. La désinformation «se construit, se répète, se diffuse par des acteurs qui ont intérêt à fragiliser les conditions mêmes du débat démocratique», soulignent les deux organisations.
Des alertes sur la désinformation climatique pendant trois mois
Après analyse et vérification par des équipes de fact-checking, des alertes seront diffusées en moins de 48 heures en cas de risque important de propagation d’une fausse information dans le débat public.
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Ces alertes, via le site droitalinfo.org et la chaîne WhatsApp Droit à l’info, porteront durant trois mois (jusqu’à juillet) sur la désinformation climatique – une phase de «validation opérationnelle» avec ce sujet sur lequel l’ONG Quota climat «dispose d’une expertise et d’un historique documenté». Passée cette étape test, les alertes doivent être élargies à l’international, l’économie, la démocratie, le social et la société.
Le projet est financé par le fonds de dotation La Concorde, animé par des entrepreneur·ses et qui se présente comme «apartisan». Eva Morel d’appuyer : «Nous cherchons des cofinancements pour la suite.»










