Chères toutes et chers tous,
🎥 Du 20 août au 5 septembre, le festival Ciné-jardins, orchestré par La fabrique documentaire, fait son grand retour en région parisienne. Au menu : dix soirées gratuites et chaleureuses, pour partager un repas avant de s’installer sous les étoiles et découvrir Pompoko de Isao Takahata, Une année difficile d’Éric Toledano et Olivier Nakache, et bien d’autres pépites cinématographiques. Retrouvez ici toutes les infos et là notre reportage sur une précédente édition.
Cette start-up californienne veut dompter la lumière des astres, écologues et astronomes craignent un désastre.

Satellites par milliers et miroirs gigantesques : la start-up californienne qui rêvait de rallumer le Soleil pendant la nuit
Objectif nul. La start-up américaine Reflect Orbital ambitionne de réfléchir la lumière du Soleil depuis l’espace pour éclairer ponctuellement certaines zones de la Terre, notamment des centrales photovoltaïques. Un projet inédit par son ampleur, qui inquiète astronomes et écologues et met en lumière l’absence de réglementation spécifique sur la luminosité des satellites.
Et si l’on pouvait commander quelques minutes de soleil en pleine nuit ? C’est la promesse de Reflect Orbital, une start-up californienne qui veut déployer dans l’espace des milliers de miroirs capables de renvoyer la lumière solaire vers des points précis de la Terre. Ce projet spectaculaire est notamment pensé pour prolonger la production des centrales photovoltaïques. Mais, pour les astronomes et écologues, elle ressemble surtout à une expérience grandeur nature potentiellement dangereuse, dont personne ne connaît encore les conséquences.

Dans un document publié le 6 août, quatre organisations environnementales américaines, menées par DarkSky international, appellent ainsi la Federal communications commission (FCC), agence indépendante du gouvernement des États-Unis qui réglemente les télécommunications, à revenir sur son feu vert accordé un mois plus tôt à l’entreprise pour lancer son premier satellite, Eärendil-1.
Fondée en 2021, Reflect Orbital voit grand. La start-up californienne envisage d’envoyer dans l’espace jusqu’à 50 000 réflecteurs d’ici 2035. Pour ce faire, la société envisage d’abord de mettre en orbite Eärendil-1 d’ici la fin de l’année.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Eitanite Bellaïche et en savoir plus sur le projet fou de Reflect Orbital.

· Le dérèglement climatique causé par les activités humaines est largement responsable des vagues de chaleur extrêmes que connaissent les mers et océans européens cet été, révèle ce mercredi une étude du World weather attribution, un réseau international de scientifiques. De la mer Méditerranée au golfe de Gascogne, les eaux de surface ont connu parfois des températures plus de six degrés Celsius au-dessus de la normale.
· Ce mercredi encore, la loi d’urgence agricole a été promulguée par Emmanuel Macron. Publié au Journal officiel, ce texte très décrié par les organisations environnementales ouvre la voie à la réautorisation sous conditions de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux puissants insecticides interdits en France. De son côté, La France insoumise a annoncé déposer une proposition de loi en octobre prochain pour abroger ces dispositions.
· Mardi soir, le collectif Extinction Rebellion a fait brûler une maquette de la Terre devant l’Assemblée nationale, à Paris. Il réclame davantage de mesures d’atténuation et d’adaptation au réchauffement climatique. Notre article

· Lundi, l’administration de Donald Trump a annoncé suspendre un projet vivement critiqué de sécurisation d’une partie de la frontière entre le Texas et le Mexique. Barrières, éclairages et dispositifs de détection devaient être installés en plein parc national, contournant ainsi des dizaines de législations environnementales.


«Ce n’est plus possible de travailler dans ce domaine, je me casse» : face à la crise climatique, ces Français revoient leur choix de carrière
«2026, l’été de la bascule» (3/4). Après les canicules et les incendies de l’été, certain·es refusent désormais de travailler pour des secteurs qui alimentent le réchauffement climatique. Démissionner du jour au lendemain, sans même avoir de plan B, c’est la décision qu’a prise Léon (le prénom a été modifié) le 27 juin dernier. Deux mois plus tôt, cet ingénieur de 29 ans avait décroché son premier CDI depuis sa sortie d’études chez le géant de l’aéronautique Airbus. «Avec les canicules de mai et juin et les incendies partout en France, j’ai décidé de mettre fin à ma période d’essai et de recommencer à chercher du travail», raconte-t-il à Vert. D’autres actif·ves réalisent que leur métier devient physiquement intenable sous la chaleur.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité des témoignages recueillis par Zoé Moreau et là pour regarder la vidéo de Moncef Arbadji sur les vies bouleversées par cet été infernal.




«Tout est grillé, plus rien ne pousse» : face à une sécheresse sans précédent, les éleveurs plongent dans l’inconnu
Fourrage, ô désespoir. Des prairies rases, jaunies, grillées par la sécheresse et les fortes chaleurs, parsemées de quelques arbres dont le feuillage tire sur le brun. Tel est le panorama qui se dresse tout autour de la ferme d’Anthony Cocagne à Molay, en Haute-Saône. «Cette première année, je vais m’en rappeler», souffle le jeune éleveur, 29 ans, qui a repris depuis le 1er janvier une exploitation en agriculture biologique de 130 vaches laitières. Faute de pouvoir pâturer, son troupeau est à l’étable, nourri depuis plus de deux mois avec des fourrages habituellement gardés pour l’hiver. Une situation catastrophique, que connaissent nombre d’élevages en France cet été.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Esteban Grépinet sur la crise fourragère.


«Envole-moi» : un podcast estival pour (re)découvrir les oiseaux qui nous entourent
Oiseaux que malaise augure. La chouette effraie, la mésange bleue, le martinet noir, ou cette semaine l’alouette des champs : cet été, le podcast Chaleur humaine du journal Le Monde explore le monde merveilleux – et menacé – des oiseaux de notre quotidien. Une véritable fresque sonore, qui mêle chants mélodiques et récits ornithologiques.

+ Moncef Arbadji, Eitanite Bellaïche, Rémy Calland, Esteban Grépinet, Mathilde Picard et Sanaga ont contribué à ce numéro.







