Édition du 11 mars 2023

La racine du mâle

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La lutte contre les inégalités de genre doit s’allier à celle contre le changement climatique puisque les femmes ont des modes de vie bien plus écologiques.


Moins responsables que les hommes du changement climatique, les femmes en sont les premières victimes

Transports, loisirs, viande… les hommes ont un impact plus important sur la crise climatique que les femmes, alors que ces dernières en subissent plus fortement les conséquences.

En moyenne, un Suédois célibataire émet 16% de gaz à effet de serre de plus qu’une Suédoise. Si ces données ne sont pas encore disponibles pour la France, «le nombre d’études qui font le lien entre genre et climat s’est accéléré ces cinq dernières années», souligne auprès de Vert Oriane Wegner, économiste à la Banque de France et autrice d’un billet de blog paru ce mercredi 8 mars sur le site de l’institution. Parmi ses leçons :

· Les hommes consomment des biens et services plus polluants, notamment des carburants. Ils partent aussi en vacances dans des destinations plus lointaines et prennent davantage l’avion. «Le genre est pertinent, mais d’autres variables jouent aussi, notamment le niveau de revenus et le fait d’habiter en ville ou à la campagne», précise Oriane Wegner. 

© Rapport des Nations Unies sur l’égalité des sexes 2022

· Les femmes ont un régime alimentaire moins carboné. Selon l’IFOP, elles sont surreprésentées chez les végétarien·nes (67%) et les flexitarien·nes (65%). Or, la production d’aliments d’origine animale émet 19% des gaz à effet de serre au niveau mondial, indiquent les études les plus récentes (Vert).