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Les nouvelles techniques génomiques promettent de sauver l’agriculture face au réchauffement climatique. Mais il y a un hic !

Les «nouveaux OGM» arrivent en Europe : vraie solution pour l’agriculture ou énième recul écologique ?
OGM moi non plus. Les eurodéputé·es voteront le 17 juin sur l’autorisation des «nouvelles techniques génomiques» dans l’Union européenne. Ces technologies doivent permettre de modifier l’ADN des plantes pour les rendre plus résistantes, mais posent de sérieuses questions pour la protection des consommateur·ices et des activités paysannes.
Passeront, ou passeront pas ? Le Parlement européen doit se prononcer ce mercredi sur l’autorisation des «nouvelles techniques génomiques» (NTG) pour les végétaux. Le vote est plus que jamais incertain.
La droite et l’extrême droite y sont globalement favorables, dans le sillage des principales organisations agricoles (à l’image de la FNSEA en France). La gauche, de nombreuses associations écologistes ou encore certains syndicats s’y opposent fermement, y voyant un retour des célèbres OGM (les «organismes génétiquement modifiés») combattus depuis les années 1980.

Les nouvelles techniques génomiques sont des technologies de pointe qui visent à modifier une partie précise de l’ADN, qui renferme l’information génétique. On vient remanier ou annuler certains gènes pour conférer à la plante de nouveaux caractères : plus de rendement, de durée de conservation, de résistance au manque d’eau, à certaines maladies…
«Les nouvelles variétés seront plus résistantes aux effets du changement climatique», promet la ministre française de l’agriculture, Annie Genevard. Derrière les discours prometteurs, l’arrivée probable de ces «nouveaux OGM» en Europe inquiète. «Si une modification change subtilement la période de floraison ou les signaux chimiques de défense, quel sera l’impact sur les pollinisateurs ou sur la vie du sol ?», interrogeaient plusieurs spécialistes dans une tribune au Monde fin avril.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Esteban Grépinet.

·Dimanche, Météo-France a confirmé le retour des fortes chaleurs dans l’Hexagone. À partir de jeudi, l’établissement prévoit jusqu’à 38°C à Nevers (Nièvre), 37°C à Paris ou Brive (Corrèze), ou encore 36°C à Lyon (Rhône) et 35°C à Toulouse (Haute-Garonne). À ce stade, les températures attendues ne sont pas inédites mais leur apparition précoce est rendue , explique Météo-France. – Notre article

· Vendredi soir, les États européens ne sont finalement pas parvenus à un accord sur le projet de loi Omnibus X sur les pesticides. La version de ce texte discutée prévoyait de prolonger de cinq à dix ans les autorisations de nombreuses substances, sans réévaluation de leur dangerosité (notre article). L’ONG Générations futures s’est dite «soulagée» par l’impasse des négociations et a appelé à une reprise des débats sur «des bases saines».
· Vendredi encore, la SNCF a annoncé l’expérimentation, à partir de juillet 2027, d’une extension de la ligne actuelle Bruxelles-Strasbourg vers Bâle (Suisse). Un aller-retour est prévu chaque vendredi, samedi et dimanche, a indiqué la compagnie ferroviaire. Grâce à ce prolongement, les voyageur·ses suisses pourront rejoindre Londres en six heures sans prendre l’avion, via une correspondance à Lille.

«On ne fait pas une Coupe du monde sur des terres volées» : au Canada, les Premières Nations dénoncent l’hypocrisie du Mondial
Rien à foot. Organisée en partie au Canada, la Coupe du monde de football 2026 est présentée par la Fifa et les autorités canadiennes comme un outil de réconciliation avec les Premières Nations. À Toronto pourtant, leurs festivités ont un goût amer. Cette année, le pow-wow – ce grand événement qui célèbre «la culture et le pouvoir des différents peuples autochtones» à travers des danses et des chants – a dû céder sa place habituelle à un festival dédié aux supporter·ices. «La Fifa et le Canada ne peuvent pas affirmer prendre en compte les autochtones lorsque nous sommes obligés de céder notre place pour une Coupe du monde», s’insurge Ilalaia, au sortir d’une danse pendant laquelle elle représentait la nation Anishinaabe.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Clément Gousseau à Toronto.


6 milliards
Près de six milliards de poissons, crustacés et méduses sont victimes des centrales nucléaires françaises chaque année, selon un rapport du réseau Sortir du nucléaire publié ce lundi (le rapport). En cause : le système de refroidissement des centrales, détaille Le Monde. Pour éviter la surchauffe, les réacteurs prélèvent de grandes quantités d’eau dans les milieux naturels. Des organismes marins (œufs, larves, méduses, poissons et invertébrés) sont alors aspirés et subissent, une fois piégés, chocs thermiques, chimiques (traitement à la javel) et mécaniques, voire meurent de suffocation à l’air libre. La mortalité varie entre les espèces mais peut atteindre 100%. Ces données sur la létalité due au parc nucléaire français proviennent d’études réalisées par l’énergéticien EDF lui-même. La construction de quatre nouveaux réacteurs à Penly (Seine-Maritime) et à Gravelines (Nord) devrait encore alourdir ce bilan.

«Où sont les PDG ?» : des élèves de Polytechnique dénoncent l’emprise des grands groupes industriels sur leur école
Grondes écoles. Vendredi, à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes de l’école d’ingénieur·es, une trentaine d’étudiant·es ont protesté contre l’emprise des groupes industriels. Elles et ils ont arboré des masques de Bernard Arnault (patron du groupe de luxe LVMH) et de Patrick Pouyanné (PDG du géant pétrolier TotalEnergies) pour dénoncer leur influence sur le campus. L’action a été interrompue par la direction.

+ Rémy Calland, Margot Desmons, Clément Gousseau, Zoé Moreau, Théo Mouraby, Marion Pépin, Anne-Claire Poirier et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.









