Météo : 38°C à Nevers, 37 à Paris, 36 à Lyon… l’été n’a pas commencé mais les chaleurs extrêmes sont déjà de retour

Chaud déviant.
Les fortes chaleurs sont de retour dans l’Hexagone, deux semaines après l’épisode exceptionnel du mois de mai. À ce stade, les températures attendues ne sont pas inédites mais leur apparition précoce est rendue «de plus en plus probable dans un climat qui change», estime Météo-France.
Paris, le 30 mai 2026. Cette semaine, un temps humide sur la majeure partie de l’Hexagone devrait rendre les températures plus difficiles à supporter que fin mai. © Adnan Farzat/NurPhoto via AFP

Après deux semaines d’accalmie, la chaleur est déjà de retour sur une bonne partie de la France hexagonale, a constaté Météo-France dimanche. Les températures, en nette hausse depuis samedi, devraient s’intensifier en milieu de semaine. L’établissement public entrevoit même la possibilité d’une première véritable «vague de chaleur» de l’année.

Un phénomène intense

Fin mai, le pays a enregistré son premier «épisode de chaleur» de 2026, mais la «vague» est un phénomène plus intense encore. Pour cela, il faut que l’indicateur thermique national (ITN) – une moyenne quotidienne des températures diurnes et nocturnes – dépasse 23,4 degrés Celsius (°C) pendant trois jours consécutifs, et 25,3°C lors de l’un de ces jours. Cela n’a pas été le cas en mai, même si l’ITN a atteint 24,8°C le 26, un record pour cette période de l’année.

📈 Les températures continuent de grimper.Lundi, les fortes chaleurs gagnent le Nord du pays, avec 30 °C en Normandie et en Ile-de-France.Mardi, la chaleur s’étend au Grand Est.Mercredi la chaleur devrait encore s’intensifier : 32 et 36 °C sur l’Hexagone.👉 meteofrance.com/actualites-e…

Météo-France (@meteofrance.com) 2026-06-14T11:12:53.411Z

Cette fois, l’approche du solstice d’été fait que les journées seront parmi les plus longues de l’année. «Les nuits sont courtes, ce qui limite la baisse nocturne des températures. Dès mercredi et jeudi, on va avoir des minimales de 18, 20 voire 22°C, donc un ITN qui grimpe», détaille Corentin Perrot, prévisionniste de l’institut météorologique national.

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Un autre «facteur aggravant» par rapport à l’épisode du mois de mai est l’assèchement des sols, souligné par l’agronome Serge Zaka. Or «des sols nettement plus secs favorisent l’échauffement de l’air», a-t-il écrit samedi sur les réseaux sociaux.

De la chaleur «au moins jusqu’au week-end»

Dès ce lundi, la chaleur commencera à recouvrir une vaste portion du territoire, depuis le littoral des Pays de la Loire jusqu’à la frontière espagnole et la Méditerranée. Il y fera «entre 32 et 35°C, voire localement 36°C». Mardi, «les fortes chaleurs gagneront le nord‑est», rendant la nuit très chaude sur l’ensemble de l’Hexagone. Mercredi devrait être brûlant presque partout, avec«entre 32 et 36°C».

À partir de jeudi déferlera depuis le sud-ouest «de l’air encore plus chaud sur la France, déclenchant un épisode de chaleur à l’échelle nationale, au moins jusqu’au week-end». Un temps humide sur la majeure partie du pays, avec des pluies en pleine chaleur, devrait rendre les températures plus difficiles à supporter que fin mai, où l’air était resté sec.

Météo-France prévoit jusqu’à 38°C à Nevers (Nièvre), 37°C à Paris ou Brive (Corrèze), ou encore 36°C à Lyon (Rhône) et 35°C à Toulouse (Haute-Garonne). La fin de cet épisode ou vague de chaleur – pas avant samedi – dépendra de l’effet rafraîchissant d’orages prévus en fin de semaine.

Le record de 2019 encore loin

À ce stade, les températures attendues n’atteignent pas des valeurs inédites. La France a connu une vague de chaleur légèrement plus précoce en 2022, du 15 au 19 juin, avec un pic de température à 43°C. Elle en a aussi connu une en juin 2019, d’une intensité exceptionnelle, plus tard dans le mois, du 25 au 30 juin. Le record national de température avait été battu, avec 46,0°C dans un village de l’Hérault.

Selon le consensus des scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète. «Ces épisodes de chaleur que l’on connaît de plus en plus souvent avant même le début de l’été calendaire sont remarquables, et de plus en plus probables dans un climat qui change», a écrit Météo-France dimanche.

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