Chères toutes et chers tous,
Vert est de retour tous les mercredis à 14h30 sur France Inter, avec une chronique hebdomadaire dans «La Terre au carré», l’émission de Mathieu Vidard consacrée à l’écologie et à la science. Dans cette séquence intitulée «Tout va bien dans ce monde», un·e journaliste de notre rédaction viendra chaque semaine présenter une bonne nouvelle ou une solution pour un monde plus vert. Écoutez notre dernière chronique sur «L’été de la bascule» en cliquant juste ici.
Les data centers sont partout, ils n’auront bientôt plus de secrets pour vous.

Où sont-ils ? Quels sont les risques ? Tout savoir sur les data centers, face cachée de nos vies numériques
Données et à la barbe. Les centres de données sont l’incarnation physique de notre dépendance croissante au numérique. Ces derniers mois, les projets extravagants se multiplient et leurs impacts aussi. Que se trame-t-il derrière l’apparente immatérialité de nos usages ? Vert fait le point sur ces infrastructures et leurs dangers, réels ou fantasmés.
Un data center, c’est quoi ?
Cœurs battants de notre univers numérique depuis le début des années 1990, les data centers n’en sont pas moins mystérieux. Le monde en compte près de 12 000, dont 352 en France, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Dans ces bâtiments sont entreposés des serveurs qui stockent et traitent nos données «dématérialisées», qu’on appelle aussi le cloud («nuage», en anglais). Autrement dit, les data centers sont la partie physique du cloud. Avec l’explosion des usages numériques ces dernières années, les data centers sont devenus des infrastructures stratégiques. Selon l’Ademe, «une dépendance structurelle s’est installée. Certes récente. Mais néanmoins profonde.»

Qui a la main sur nos données ?
Les États-Unis sont aujourd’hui l’épicentre incontesté des data centers dans le monde, car «c’est là que sont implantés les plus grands fournisseurs de services cloud, tels qu’Amazon, Google ou Microsoft», explique Alexandra Lutz, de l’association technocritique Data for Good. Dit autrement, «pour des usages en France, les données sont majoritairement stockées à l’étranger», résume Bruno Laffite, expert en data centers à l’Ademe. Une situation qui pose question en termes de sécurité et de souveraineté, mais aussi sur le plan environnemental. Selon l’Ademe, deux tiers de l’électricité nécessaire à nos usages numériques est produite à l’étranger, «dans des pays dans lesquels les mix électriques sont en moyenne beaucoup plus carbonés qu’en France».
👉 Pollutions, consommation d’eau et d’énergie, contestations… Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Anne-Claire Poirier et tout savoir sur les data centers.

· Mercredi, l’entreprise alsacienne Locacil a été condamnée pour pollution et gestion irrégulière de déchets par le tribunal correctionnel de Strasbourg (Bas-Rhin). Elle était poursuivie pour écocide, mais a bénéficié d’une requalification des faits. Son gérant a écopé de dix-huit mois avec sursis et devra remettre en état les sites pollués, où 30 000 tonnes de déchets plastiques avaient été retrouvés abandonnés. – Notre article

· La Chine, qui émet à elle seule près de 30% des émissions mondiales de CO2, a infléchi ses émissions de 1% au deuxième trimestre 2026. Principales causes : la chute de sa consommation de pétrole (-9%), sur fond de difficultés d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, mais aussi l’électrification record de ses transports. Les émissions du pays pourraient baisser pour la première fois cette année, après une stabilisation amorcée depuis 2024.
· Mercredi, le collectif La Voie est libre (LVEL), opposé à l’A69, a dénoncé la publication tardive d’un arrêté préfectoral demandant au concessionnaire Atosca de faire cesser les rejets toxiques de sa centrale à bitume de Puylaurens (Tarn). Des émissions de composés organiques volatils dépassant les seuils autorisés ont, selon l’arrêté publié le 31 août, été relevées en avril 2025, puis en avril et juin 2026, comme l’explique Reporterre. Ce retard fait «peser des risques gravissimes sur la santé des habitants», dénonce LVEL.




El Niño
Vie de tempête. El Niño, l’anomalie océanique naturelle et cyclique qui réchauffe le climat, s’annonce de très haute intensité en fin d’année, prévient ce jeudi matin l’organisation météorologique mondiale (OMM). Parmi ses effets : sécheresses, incendies, inondations et ouragans viennent s’ajouter aux conséquences du réchauffement climatique. Il est quasi certain que le phénomène se prolonge jusqu’en février 2027, souligne l’OMM dans une note. L’épisode actuel «pourrait être plus puissant que tout ce que nous avons observé depuis le début de nos relevés», souligne la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo. – Notre article


Comment gérer l’angoisse face à une planète en surchauffe ? Une émission pour transformer sa colère en action
J’étouffe compris. Mercredi, notre journaliste santé Zoé Moreau était l’invitée de l’émission d’information «64 minutes», sur TV5 Monde, pour porter la voix de celles et ceux qui s’engagent pour l’écologie depuis cet été (notre article). Un passage à l’action qui constitue l’un des meilleurs remèdes à l’écoanxiété, comme l’a expliqué le psychothérapeute Pierre-Eric Sutter, présent à ses côtés.

+ Rémy Calland, Louise Deshautels, Zoé Moreau, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Sanaga ont contribué à ce numéro.







