Chères toutes et chers tous,
🗞️ Le directeur de la rédaction de Vert, Loup Espargilière, a été auditionné mercredi au Sénat par la mission d’information «zones grises de l’information». Frontière entre information et influence, régulation du journalisme dans l’espace numérique… Aux côtés d’Amélie Mougey (Reporterre) et de Hugo Clément (Vakita), il a répondu aux questions des rapporteur·ices. Retrouvez son intervention en vidéo à la fin de cette newsletter.
Contre la pollution aux PFAS, associations et citoyens remettent l’État à sa place.

«L’État a failli» : des associations et riverains attaquent la France pour son «inaction» contre la pollution aux PFAS
PFAS à l’État. En 2021, la coalition l’Affaire du siècle faisait reconnaître l’inaction de l’État dans la lutte contre le dérèglement climatique ; en 2026, des associations veulent obtenir la même reconnaissance concernant la pollution aux PFAS. Aux côtés de riverain·es de zones contaminées par ces polluants persistants et dangereux pour la santé, elles viennent de déposer un recours.
«L’État français [est] responsable de la catastrophe des PFAS», accusent les associations environnementales Générations futures, Notre Affaire à tous et Bloom, qui annoncent avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, mercredi.

Cette procédure administrative, la première d’ampleur nationale sur les PFAS contre l’État, vise à faire reconnaître sa responsabilité dans le scandale des «polluants éternels». Des études scientifiques (comme celle-ci ou celle-là) ont mis en évidence des risques accrus de cancers (reins, testicules) et de maladies graves (thyroïde, foie) pour une multitude de ces substances.
Les associations estiment que «l’inaction» de l’État ces dernières décennies a provoqué un «préjudice écologique», et réclament en conséquence qu’il fasse «cesser le plus rapidement possible tous les rejets de PFAS dans l’environnement et qu’il mette dès aujourd’hui en place les dispositifs pollueur-payeur pour couvrir les coûts environnementaux et sanitaires titanesques de cette pollution».
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Hugo Coignard et découvrir les témoignages de riverain·es de zones contaminées.

· Mercredi, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution présentée par le Vanuatu et douze autres pays concernant les obligations climatiques des États. Malgré des concessions importantes à plusieurs réfractaires, dont les États-Unis, l’Arabie saoudite ou le Koweït, le texte reconnaît la notion cruciale «de réparation aux États lésés». – Vert (AFP)
· Mercredi encore, l’agence de presse Chine nouvelle a indiqué que les pluies torrentielles et inondations qui ont frappé le sud et le centre du pays ces derniers jours ont fait 22 mort·es, une vingtaine de disparu·es et 25 000 sinistré·es. Écoles fermées, routes et maisons sous l’eau… 19 000 personnes ont été évacuées et les précipitations se poursuivront dans les prochains jours, selon les services météorologiques. – France info

· Mercredi toujours, le journaliste Jean-Baptiste Rivoire a été condamné à verser 142 500 euros à son ex-employeur, Canal+. En 2021, dans une interview, il avait critiqué le groupe et son propriétaire, Vincent Bolloré, malgré une clause de confidentialité. «En faisant primer la protection de la réputation d’une entreprise sur la loyauté fondamentale d’un journaliste envers le droit du public à être informé, cette affaire adresse un signal extrêmement préoccupant», a commenté l’ONG Reporters sans frontières, cosignataire d’une tribune – avec Vert – en soutien au journaliste. – 20 minutes (AFP)
· Mardi, le tribunal administratif de Toulouse a condamné la mairie de la ville rose pour action insuffisante contre la pollution lumineuse. Elle n’avait pas fait appliquer la réglementation interdisant d’éclairer les façades des boutiques entre 1 heure et 7 heures du matin, se refusant à infliger des amendes à 36 commerces qui gardaient leurs lumières allumées. Une décision inédite qui pourrait faire jurisprudence, selon l’association France nature environnement, à l’origine de la plainte. De nombreuses études ont montré que la pollution lumineuse désoriente et épuise les animaux. – La Dépêche




Diabète, hypertension, cancer : de nouvelles preuves que les conservateurs et colorants alimentaires nuisent à notre santé
Colorant malade. Yaourts à la fraise écarlates, sirops de pêche orange… De nouvelles études scientifiques publiées ce jeudi attestent des effets délétères des colorants industriels et des conservateurs dans l’alimentation ultra-transformée, au moment où une proposition de loi veut rendre obligatoire l’affichage du Nutriscore pour aider les Français·es à se nourrir plus sainement. Selon ces travaux épidémiologiques, les plus grand·es consommateur·ices de colorants alimentaires, comparé aux personnes plus faiblement exposées, ont un risque supérieur de développer un diabète de type 2 (+38%), un cancer (+14%) et, encore davantage, un cancer du sein (+21%, et même +32% post-ménopause).
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Vert.

«L’obligation de subir nous donne le droit de savoir» : au Sénat, Loup Espargilière rappelle l’urgence de lutter contre la désinformation
Sénateur de convaincre. Face aux parlementaires, Loup Espargilière a évoqué les nombreuses fausses informations qui ont pullulé autour de l’adoption de la loi agricole Duplomb. Il a rappelé que le journalisme a un rôle essentiel à jouer dans la protection de notre santé et notre environnement, en citant Jean Rostand : «L’obligation de subir nous donne le droit de savoir».

+ Rémy Calland, Hugo Coignard, Margot Desmons, Loup Espargilière, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Sanaga ont contribué à ce numéro.












