Édition du 10 janvier 2026

À cor et agri

Chères toutes et chers tous,

? En septembre dernier, nous avons lancé Label Vert, une série d’articles pour vous aider à consommer de manière plus saine et écologique. Alimentation, santé, électroménager, transports, énergie, argent… Vous pouvez désormais nous poser vos questions via ce formulaire. Chaque semaine, les journalistes de Vert répondront à l’une d’entre elles en faisant intervenir des expert·es, et en vous donnant des solutions applicables immédiatement.


Les syndicats agricoles le vivent comme une blessure : les États européens ont dit «oui» au Mercosur.


L’accord UE-Mercosur franchit une étape décisive à Bruxelles : «Pas la fin de l’histoire», prévient la France

Accord et à cris. Les Vingt-Sept se sont prononcés en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et cinq États d’Amérique du Sud (Mercosur). Alors que la France n’est pas parvenue à constituer une minorité de blocage, le Parlement européen est le dernier rempart, espèrent les opposant·es.

En négociations depuis plus de 25 ans, le projet d’accord entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (une puissante zone de libre-échange constituée du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de la Bolivie) a franchi ce vendredi une étape décisive en vue de son entrée en vigueur des deux côtés de l’Atlantique.

Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles, en février 2023. © Christophe Licoppe/Wikimedia

Pour rappel, le volet commercial de cet accord vise à maximiser les échanges entre ces deux zones en supprimant l’essentiel des barrières douanières. Les agriculteur·ices européen·nes craignent que l’arrivée de denrées peu chères concurrence et déstabilise leur activité. Sans compter que des pesticides autorisés en Amérique du Sud mais proscrits en Europe pourraient se retrouver dans nos assiettes (notre article).