Le film s’appuie sur les travaux de neuroscientifiques, de psychologues, de sociologues et de philosophes du monde entier. Menace trop vaste, confiance démesurée dans le progrès technologique, décalage temporel entre les causes et les effets… les documentaristes Sylvie Deleule et Raphaël Hitier décortiquent à l’aide d’images d’animation la « part intime de nous-mêmes qui ne prend pas la mesure de la situation et nous empêche d’agir ».
Neuroscientifique à l’University College de Londres, Tali Sharot explique par exemple que « nous croyons qu’en tant qu’individu nous serons moins impactés par le réchauffement que les gens autour de nous », quand Dominique Méda, philosophe et sociologue, insiste sur notre « croyance en la puissance du génie humain ». Notre cerveau serait donc peu enclin à croire au désastre… Par ailleurs, à cause de l’« effet spectateur », on observe que, même lorsque le problème est avéré, plus les gens susceptibles d’intervenir pour limiter la catastrophe sont nombreux, plus chacun d’eux se sent autorisé… à ne rien faire. Au bout du compte, comprendre les mécanismes de notre inaction, ça donne bien envie de se bouger pour changer le fonctionnement profond de la société : « réinscrire l’économie dans la société humaine et la société humaine dans la biosphère », comme le résume Dominique Méda.
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