Édition du 9 mars 2024

Phé-Neom-enal

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Des pistes de ski et une île de luxe en plein territoire désertique ; le projet Neom de l’Arabie saoudite a des relents catastrophiques. 


Après le projet Neom, des salariés d’EDF réclament un droit à «ne pas trahir sa conscience»

Cafard Neom. La participation d’EDF à un projet polémique de centrale hydroélectrique dans le désert saoudien fait réagir des salarié·es, qui demandent la création un «droit de retrait environnemental et éthique».

Révélé le 1er mars par les journalistes de France Info, le projet Nestor de conception d’une centrale hydroélectrique en Arabie Saoudite irrite les salarié·es d’EDF depuis ses prémices, en 2021. Principale cause : l’électricité produite par cette puissante centrale de 2100 mégawatts alimentera la mégalopole controversée de Neom, dans la province désertique de Tabuk, au nord-ouest du pays.

Moyennant l’expulsion, la répression voire l’exécution d’opposants locaux, Neom se prépare à accueillir sur 26 000 km² une station de ski où auront lieu les Jeux asiatiques d’hiver de 2029, une «île de luxe» sur la mer Rouge ou encore une ville-immeuble de 170 kilomètres de long, baptisée The Line. «Éthiquement c’est compliqué», confie à Vert un connaisseur du dossier. «Et on se sert d’EDF et des énergies renouvelables pour essayer de légitimer le projet», regrette un autre.