Édition du 20 décembre 2025

Passer à la casse

Chères toutes et chers tous,

✊ «Je soutiens Vert et Chaleurs actuelles, parce que vous faites un super travail, plus que jamais nécessaire devant la vague de désinformation. Vous êtes nécessaires pour faire savoir aussi ce qui va bien. Un autre monde est encore possible, on y croit !»
⏰ J-1 : Comme Anne, qui nous a envoyé ce très beau message, vous pouvez nous aider à être plus forts en 2026 en participant à notre campagne. Elle se termine demain, ne perdez plus une seconde !


Les États européens actent des reculs importants sur l’écologie. Pour le climat et la santé, c’est pas la folie.


«Il m’a confondu avec un sanglier» : dans la Drôme, un joggeur grièvement blessé par un tir de chasseur

Le 23 novembre dernier, alors qu’il courait entre deux villages de la Drôme, Simon Eichenberger, 25 ans, a été blessé par un tir de chevrotine. Immobilisé plusieurs mois et marqué à vie, le jeune homme espère aujourd’hui provoquer une prise de conscience sur la sécurité à la chasse. Il témoigne auprès de Vert.

«Cette blessure va m’accompagner toute ma vie.» Le 23 novembre, Simon Eichenberger était de passage pour un week-end chez sa famille à Mirabel-aux-Baronnies, un petit village de la campagne drômoise. L’ingénieur du son de 25 ans ne s’attendait pas à prolonger son séjour pour plusieurs mois ; encore moins à le passer dans un fauteuil roulant. Simon Eichenberger a été touché par un tir de chasseur et il est grièvement blessé au genou gauche.

Simon Eichenberger nous a accordé un entretien vidéo. © Vert

Entre la maison de sa mère et celle de son père, à Vaison-la-Romaine (Vaucluse), il n’y a que dix kilomètres. Comme il fait beau en ce jour de la fin novembre, Simon Eichenberger décide de s’y rendre en courant. Il traverse le village, emprunte des routes goudronnées et des sentiers proches des habitations. Il lui reste moins de dix minutes avant d’arriver quand une explosion retentit. «Je n’avais jamais entendu ce son, c’est comme un choc qui résonne dans tout le corps. Encore aujourd’hui, il me reste dans la tête», décrit-il.