Édition du 13 janvier 2023

Lobby one

Chères toutes et chers tous,

?️ Les urnes ont parlé. À 63,9%, vous avez choisi que nous répondions à la question « Uber green est-il vraiment écolo ? » dans le Vert du faux de la semaine prochaine. Rendez-vous dans l’édition de jeudi pour la réponse. 

✉️ Jeudi après-midi, l’équipe de Vert a procédé aux envois du premier poster de la série Désordres de grandeur, consacré au carbone. À celles et ceux qui avaient participé à notre campagne de financement et commandé une affiche, surveillez vos boîtes aux lettres dans les prochains jours. Nous avons hâte d’avoir vos retours !
 


Voilà une mode qui n’a rien de drôle : l’écologie se découvre des porte-paroles qui ont fait carrière dans le pétrole.


En Suisse, le nouveau ministre de l’environnement est un ancien lobbyiste du pétrole et un « climatosceptique notoire »

CV-ridique. Issu de l’extrême droite, Albert Rösti était jusqu’alors président du lobby pétrolier Swissoil. Portrait.

De 2015 à 2022, l’élu qui a longtemps siégé à la Commission de l’environnement du conseil national – la chambre basse du parlement -, était à la tête de l’association Swissoil, qui défend les intérêts des négociants en combustibles. Une fonction étrangement absente de sa fiche de présentation sur le site officiel de la Confédération suisse et de son site personnel. Il était aussi président depuis juin 2022 d’Auto-Suisse, lobby des importateurs de voitures qui s’est fendu d’un communiqué afin de remercier Albert Rösti « pour son engagement en faveur du secteur automobile ». Ingénieur agronome de formation, l’homme a quitté en 2020 la présidence de l’UDC (Union démocratique du centre), un parti nationaliste et conservateur qui a longtemps flirté avec le climatoscepticisme (Heidi.news – abonnés). Il cumulait 16 mandats d’associations, dont 13 rémunérés, avant sa nomination.