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En devenant le premier pays à autoriser l’exploration minière de l’océan profond, la Norvège nous mine le moral.

Malgré la controverse, la Norvège ouvre la voie à l’exploitation minière des fonds marins
On touche le fond. Le Parlement norvégien vient d’autoriser la prospection minière au cœur d’une vaste zone de l’océan arctique présumée riche en minerais stratégiques pour la transition énergétique. Malgré la mobilisation d’activistes internationaux, les garde-fous proposés restent bien trop fragiles.
La Norvège vient-elle d’ouvrir une boîte de Pandore ? Elle est en tout cas le premier pays à autoriser formellement l’exploration minière de l’océan profond, malgré les vives réticences de la communauté scientifique, qui craint que son écosystème largement méconnu soit trop fragile pour s’en remettre.
Malgré la mobilisation d’activistes internationaux, dont la Française Camille Etienne, l’accord scellé début décembre entre le gouvernement travailliste, la droite populiste et le parti conservateur a été largement validé mardi, avec 80 voix pour et 20 contre. Comme (maigre) garde-fou, l’accord prévoit qu’en cas d’exploration concluante (gisements, faisabilité technique), les plans d’extraction seront soumis au Parlement pour un nouveau vote. «On a gagné du temps», commente Anne-Sophie Roux, qui espère que les prochaines élections législatives, prévues en septembre 2025, ébranleront l’équilibre actuel.






