Édition du 16 décembre 2022

L’aphone et la flore

Chères toutes et chers tous,

 
Ceci est la dernière édition quotidienne de Vert de 2022. La rédaction espère que vous avez pris autant de plaisir à nous suivre que nous en avons pris à vous concocter ces éditions tout au long de cette année particulière, de l’élection présidentielle et des législatives aux COP sur le climat et sur le vivant, sans oublier la sortie du dernier rapport du Giec. Rendez-vous début janvier pour la reprise de la quotidienne !
 
La semaine prochaine, vous aurez droit à une édition spéciale sur le bilan de la COP15 biodiversité ; vous recevrez bientôt un numéro consacré aux bonnes nouvelles de 2022. Et enfin, le bêtisier de l’année, avec des vrais morceaux de ministres dedans. 


Les peuples autochtones peinent à faire entendre leurs voix alors qu’ils connaissent leurs terres sur le bout des doigts.


Meilleurs protecteurs du vivant, les peuples autochtones restent en marge des négociations de la COP15

Alors que le mode de vie et les pratiques ancestrales des peuples autochtones en font les meilleurs garants de la biodiversité mondiale, leur voix pèse encore très peu dans les négociations internationales.

« Les autochtones sont les meilleurs gestionnaires de la biodiversité », s’époumone auprès de Vert Ben Sherman, membre de la nation Oglagla Lakota installée dans le Dakota du Sud (États-Unis). À la COP15, les représentant·es des peuples autochtones ont été accrédité·es en nombre, et le projet d’accord pour instaurer un cadre mondial sur la biodiversité post-2020 reconnaît leur rôle dans la préservation du vivant. Ils possèdent, habitent ou utilisent environ 20% des terres mondiales ; ces dernières abritent 80% de la biodiversité restante du globe. Un héritage direct de leurs méthodes de conservation.