Édition du 21 octobre 2023

La pale du large

Chères toutes, chers tous,

Toute la rédaction de Vert est en séminaire depuis jeudi. L’occasion pour l’équipe de réfléchir à l’avenir de Vert et aux projets à développer dans les mois à venir. 


L’éolien offshore est à la traîne, mais où est passé le capitaine ?


Pourquoi la France est-elle tellement en retard dans le domaine de l’éolien en mer ?

Moulins avant. Un nouveau rapport de la Cour des comptes souligne les difficultés, notamment de gouvernance, que rencontre le secteur en France.

Avec ses 20 000 kilomètres de côtes, le littoral français est l’un des plus étendus au monde. Une situation favorable au développement des énergies marines renouvelables (EMR). Dans le panorama de ces technologies permettant de produire de l’électricité décarbonée à partir du milieu marin, l’éolien en mer (aussi appelé offshore) paraît particulièrement prometteur. Dans ce domaine, deux types d’installation sont possibles. Avec des éoliennes amarrées («éolien posé») sur les fonds marins et situées à proximité des côtes ; ou des éoliennes «flottantes» qui, plus au large, peuvent tirer parti de vents plus puissants.

Depuis 2012, la France a lancé le déploiement de sept parcs maritimes avec un horizon de mise en service en 2027. Pour l’instant, seul le parc de Saint-Nazaire a commencé à produire de l’électricité fin 2022.

Le parc éolien offshore de Saint-Nazaire en mars 2023. © Jibi44 / Wikipedia

L’ambition de la France est d’exploiter 20 parcs éoliens d’ici à 2030, puis pas moins de 50 d’ici à 2050, comme le promettait Emmanuel Macron en février 2022.