Édition du 20 octobre 2026

Foutage de Google

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Pouria Amirshahi, député écologiste : «Le RN ne supporte pas de voir cette jeunesse se mobiliser autour d’idées qui ne sont pas les siennes»

Ça va barder, là. Il est celui qui a mis à mal la séquence médiatique de Jordan Bardella, dimanche, devant un commissariat de la capitale. Au lendemain de son altercation avec le leader nationaliste, Pouria Amirshahi persiste à accuser l’extrême droite de vouloir tirer profit des violences du 17 octobre.

Lors de son déplacement au commissariat central de Paris, dans le 3ème arrondissement, le 18 octobre, Jordan Bardella a eu droit à un invité surprise. Alors qu’il répondait aux questions des journalistes sur les violences commises la veille dans la capitale, le président du Rassemblement national (RN) a été interpellé par Pouria Amirshahi, député (divers écologiste) de la circonscription.

Pouria Amirshahi, député divers écologiste de Paris, dans son bureau à l’Assemblée nationale. © Moncef Arbadji/Vert

S’en est suivi un échange houleux entre les deux hommes, l’élu de gauche reprochant à l’eurodéputé d’extrême droite de se comporter comme un «charognard» qui «souffle sur les braises».


Pourquoi avez-vous tenu à interpeller Jordan Bardella lors de son déplacement au commissariat central de Paris ?

En convoquant une conférence de presse au pied d’un commissariat, il voulait se mettre en scène dans cette posture imbécile de l’ordre, de l’autorité qu’il incarnerait, tel un chacal qui vient dévorer avec plaisir les restes du festin dont il se repaît. C’est-à-dire ces images de violence et de saccage qui viennent décrédibiliser le mouvement social.

Or, c’est ce dont il est question au départ : un mouvement lycéen qui, de façon massive et joyeuse, a réussi à convaincre une partie de l’opinion. Cela a beaucoup contrarié le RN. Il ne supporte pas de voir cette jeunesse se mobiliser autour d’idées qui ne sont pas les siennes.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet entretien mené par Hicham Zemrani.
 


· Ce mardi, citoyen·nes et ONG sont mobilisé·es devant le parlement européen à Strasbourg pour lutter contre les pesticides. Les manifestant·es s’opposent au paquet législatif européen Omnibus X, qui prévoit la simplification des procédures d’autorisation des produits phytosanitaires. Des portraits des eurodéputé·es favorables aux autorisations illimitées ont été brandis, accompagnés du message «We are watching you» (nous vous surveillons).

Associations environnementales et parents d’enfants malades se sont rassemblés devant le Parlement européen à Strasbourg .   ©  Pan Europe

· Lundi, quatre personnes sont mortes dans l’est de l’Espagne après de fortes pluies et les inondations qui ont suivi. Les rues se sont transformées en torrents, emportant des véhicules dans leur sillage. Le premier ministre, Pedro Sánchez, a invité les habitant·es de la région de Valence à «éviter tout déplacement».

· Pour la première fois, le porc-épic a été aperçu en France à l’état sauvage. Dans une vidéo issue d’une caméra piège, la mairie de Castellar (Alpes-Maritimes) a attesté ce samedi de la présence de ce rongeur. Le porc-épic à crête est majoritairement présent en Afrique du Nord et subsaharienne. En Europe, l’espèce était implantée en Italie mais n’avait pas encore traversé la frontière. – Notre article

Un porc-épic à crête a été identifié grâce à un piège photographique dans les Alpes-Maritimes, près de la frontière italienne. © Commune de Castellar  


«Google met à sac les médias français et tout le monde s’en fout» : ce que les résumés IA font au journalisme

Gafam fatal. Dévoilées le 8 octobre par l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM), les données des principaux titres pour le mois de septembre 2026 ont révélé une chute généralisée de leur trafic.Comment l’expliquer ? La réponse est à chercher du côté de… Google. Depuis le mois de juillet, le géant de la tech a : réduit la visibilité des médias d’actualités dans Discover, son interface qui recommande des contenus dans ses applis ; déployé en France ses résumés IA (les «AI overviews») dans son moteur de recherche. Le principe ? Vous n’avez plus besoin de lire nos articles. Le résultat ? Nos journalistes travaillent gratuitement pour Google.

👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de cet éditorial de Loup Espargilière, directeur de la rédaction de Vert.
 


DuckDuckGo, Qwant, Ecosia… Quel moteur de recherche choisir pour sortir de la dépendance à Google ?

Poker moteur. Plus de neuf recherches internet sur dix passent par Google, au prix d’une collecte massive de nos données. Des alternatives plus respectueuses de la vie privée existent pourtant, dont plusieurs sont européennes. Par exemple, DuckDuckGo fait de la confidentialité son cœur de métier, avec aucun suivi de l’utilisateur·ice, profilage ou personnalisation des recherches. Et certains moteurs de recherche comme Ecosia ou encore Lilo reversent leurs bénéfices : à des projets climatiques pour le premier, à des organismes et associations solidaires pour le second.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Raphaëlle Vivent dans le cadre de notre série Sortir des Gafam.
 


Ta Mère nature nous présente l’amarante, queen de la résistance

Le coing levé. Dans sa nouvelle chronique pour Vert, Ophélie Damblé, alias Ta Mère nature, nous invite à changer de regard sur le vivant. Les plantes aussi mettent en place des processus de résistance et sont des alliées pour inventer d’autres façons de lutter ensemble. À nous, peut-être, de prendre exemple.

© Vert

+ Rémy Calland, Ophélie Damblé, Louise Deshautels, Loup Espargilière, Esteban Grépinet, Antoine Poncet et Raphaëlle Vivent ont contribué à ce numéro.