Édition du 16 septembre 2023

Fallait s’en mêlée

Chères toutes, chers tous,

Cette semaine, l’équipe de Vert s’est agrandie et a accueilli trois nouvelles recrues ! Nous avons été rejoints par Jennifer Gallé, jusqu’alors cheffe de rubrique environnement chez The Conversation, et deux apprenti·es journalistes scientifiques à l’École supérieure de journalisme de Lille, Juliette Mullineaux et Alexandre Carré.


Le Mondial de rugby a promis de devenir plus écolo mais il reste encore pas mal de boulot.


Coupe du monde de rugby : événement à «impact positif» ou greenwashing ?

Rugby or not to be. Les organisateurs de la Coupe du monde de rugby ont promis d’en faire une compétition «à impact positif sur la société et sur la planète». Malgré des efforts certains, ces engagements sont parfois trop ambitieux pour être réalistes. Et certains sponsors, comme TotalEnergies ou la Société générale, très gênants.

Tout le monde a vu les images des All Blacks descendre d’un TGV, quelques jours avant le match d’ouverture de la Coupe du monde contre les Bleus. Ce n’était pas qu’un coup de com’, mais bien le reflet d’une politique assumée de la part du comité d’organisation. Pour faire du train le mode de transport le plus utilisé, il a déterminé certaines règles : les déplacements réalisables en moins de 5h30 porte-à-porte, doivent se faire en train et en bus (pour les derniers kilomètres). Au moins 70% des trajets des équipes doivent passer par le rail, d’après la SNCF.

L’équipe des All Blacks arrivant à Paris Gare de Lyon mercredi 6 septembre. © Hannah Peters / Getty images via AFP

À titre de comparaison, lors de l’Euro de football 2016, dernière compétition sportive d’ampleur comparable à avoir été organisée en France, seule une équipe (la Roumanie) avait choisi le train, selon la SNCF. Si le transport des équipes peut sembler anecdotique face à celui des spectateur·ices, ce symbole normalise l’usage du rail.