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À ces habitant·es qui souffrent de la chaleur, Lyon ouvre des refuges de fraîcheur.

Musées gratuits, parcs ouverts la nuit, écoles-refuges : Lyon ressort son plan d’urgence face à la canicule
Démarche à l’ombre. Depuis vendredi, la cour de l’école Robert-Doisneau, à Lyon, est ouverte au public. C’est l’un des plus de 700 lieux frais recensés par la municipalité dans le cadre de son plan «objectif fraîcheur» qui vise à faire face aux fortes chaleurs. Vert a pris la température auprès des habitant·es.
«Ici, c’est ombragé, alors que dans certains parcs, on crame», résume Maëva, sous le feuillage des immenses platanes de la cour de l’école Robert-Doisneau, dans le 1er arrondissement de Lyon (Rhône). Ce lundi 13 juillet, alors que midi approche, les arbres et l’architecture encaissée des bâtiments protègent des rayons du soleil et réduisent la sensation de chaleur. Lyon vit son septième jour d’affilée en vigilance orange canicule. Maëva apprécie de pouvoir venir se mettre au frais là où sa fille de 9 ans est scolarisée. Cette dernière s’éclate sur son vélo, pas perturbée par le fait d’être «à l’école» pendant les vacances.

Depuis le 10 juillet et jusqu’au 9 août, la cour de ce groupe scolaire est ouverte au public tous les jours de 8 heures à 22 heures. Cette expérimentation a été reconduite par la municipalité après un premier test concluant l’été dernier. Elle offre un îlot de fraîcheur, accessible gratuitement, en plein cœur de la ville. Habitante du quartier, Maëva a vu passer l’information sur un post du média en ligne Hugo Décrypte et s’est dit «pourquoi pas».
Pour la majorité écologiste et divers gauche au pouvoir à Lyon, il s’agit d’ouvrir un maximum de lieux frais, accessibles gratuitement. Elle a cartographié (voir la carte) plus de 700 «refuges dans la ville en cas de forte chaleur» : cette cour d’école donc, mais aussi des équipements publics climatisés, des églises, des fontaines… C’est l’une des mesures de son plan «objectif fraîcheur», censé aider les Lyonnais·es à mieux vivre les épisodes de chaleur à répétition dans une ville particulièrement vulnérable. Selon un décompte du journal Le Monde, le Rhône est de loin le département qui a connu le plus de jours passés en vigilance canicule depuis 2004 (197 au 24 juin 2026).
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Lucas Martin-Brodzicki à Lyon et découvrir les autres mesures du plan «objectif fraîcheur».

· Mardi, la cour d’appel administrative de Bordeaux (Gironde) a confirmé «l’illégalité» de douze projets de mégabassines du Poitou-Charentes. Trois sont annulés à cause de leurs conséquences sur une zone de refuge pour des oiseaux en danger d’extinction. Pour les neuf autres, la cour a donné dix-huit mois aux porteur·ses des projets pour présenter un «dossier régularisé» comportant une «dérogation espèces protégées».
· Lundi soir, plusieurs feux d’artifice tirés à l’occasion de la fête nationale ont été à l’origine d’incendies dans différentes communes de l’Hexagone. Des sinistres ont été signalés à Lourdes (Hautes-Pyrénées), à Belfort (Territoire de Belfort) et au Tréport (Seine-Maritime). Face à la canicule et au risque élevé de départs de feu, de nombreuses villes avaient préféré annuler leurs festivités.
· Lundi encore, le président étasunien Donald Trump a signé un décret qui réduit la superficie de deux zones protégées de l’Utah, ouvrant la voie à une exploitation minière et pétrolière dans ces réserves naturelles. Les sites nationaux de Grand Staircase-Escalante et de Bears Ears verront leur superficie réduite de 90% et 91%. Lors de son premier mandat, Donald Trump s’était déjà attaqué à ces zones, avant que Joe Biden ne revienne en arrière.



Essaim et sauf. L’interdiction de l’acétamipride en France en 2020 semble avoir permis de réduire les résidus de ce pesticide «tueur d’abeilles» dans le miel, selon un rapport de l’association Agir pour l’environnement publié lundi. L’ONG a analysé huit pots commercialisés en France. Si tous les échantillons respectent les limites maximales de résidus, les écarts de concentration sont considérables. Le miel crémeux Leader Price, importé de Moldavie et de Bulgarie – où l’usage de l’acétamipride est toujours autorisé –, contient en moyenne 4 980 nanogrammes d’acétamipride par kilo, contre 7 ng/kg pour un miel bio Carrefour produit en France. Jeudi, des parlementaires se prononceront en commission mixte paritaire sur la réautorisation de ce produit aux effets potentiels sur la santé humaine dans le cadre de la loi d’urgence agricole.

👉 Cliquez ici pour découvrir trois autres «solutions» de Bernard Arnault pour lutter contre la canicule, imaginées par Jipeg.

Les prévisionnistes de Météo-France face au changement climatique
Météo fronce. En plein épisode caniculaire, nos journalistes Moncef Arbadji et Mathilde Picard se sont rendu·es dans les locaux de Météo-France et ont suivi le travail d’un prévisionniste, Sébastien Léas. Il nous explique comment il prépare les bulletins météo et comment les records de chaleur l’affectent personnellement.
👉 En plus de la vidéo, cliquez ici pour lire l’article détaillé de Mathilde Picard.

+ Moncef Arbadji, Lilou Hiver, Jipeg, Zoé Moreau, Mathilde Picard, Anne-Claire Poirier et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.







